La Dépêche de l'Aube n°697 du Jeudi 30 Janvier 2003 La Dépêche de l'Aube n°697 du Jeudi 30 Janvier 2003

La dépêche de l'Aube n°697 du Jeudi 30 janvier 2003

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Pour la retraite à 60 ans
Rassemblement samedi 1er février à 15 h place de l’Hôtel de Ville de Troyes à l’appel des organisations syndicales Tous ensemble pour défendre nos retraites !
Quel sort réserverait le tandem Chirac-Médef aux 22 millions de personnes qui auront 60 ans et plus en 2040, c’est-à-dire à tous les plus de 20 ans d’aujourd’hui si on le laissait faire ?
Car la défense de la retraite, c’est bien une question d’actifs, et c’est pourquoi dans les manifestations du 1er février, travailleurs, employés, salariés des secteurs public et privé seront si nombreux, jeunes et moins jeunes, car c’est de l’avenir de tous qu’il s’agit. Le gouvernement et le Medef veulent imposer un très grave recul de civilisation. Aujourd’hui, les jeunes arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail vu l’allongement de la durée des études, le chômage et la précarité.
Les projets du gouvernement et du medef
Ils veulent allonger pour toutes et tous la durée de cotisation, affaiblir les pensions servies par répartition, aligner vers le bas les droits des salariés du public et pousser chacun à cotiser dans un fonds de pension, développer la capitalisation, créer «un marché des retraites», nourrir la bourse, briser les liens de solidarité. Alors que les progrès de la science, que le système social et de santé nous offrent une espérance de vie accrue, les forces capitalistes voudraient en tirer de nouveaux profits en exploitant sa dernière étape reculant d’année en année l’âge de la retraite.
C’est à nous de défendre et d’améliorer ce que nos anciens ont acquis !
Toutes les avancées sociales que notre peuple a acquises de 1936, 44, 68... par leurs luttes ont toujours fait rager le patronat qui ne songe qu’à les reprendre ! La retraite par répartition à 60 ans en fait partie. Avec le gouvernement Raffarin qui le soutient, le Medef veut frapper un grand coup tous azimuts ! Les EDF-GDF ont donné un premier coup de semonce ; le 1er février
en sera un second. Car, malgré la colossale campagne médiatique pour faire accepter la fatalité des reculs envisagés, il est de plus en plus clair que les choix sont politiques, donc changeables !
Ce ne sont pas les richesses qui manquent, mais la

volonté politique de mieux les répartir
Trois millions de chômeurs ne cotisent pas, des pans entiers de nos industries se délocalisent (le textile, par exemple)... et, malgré cela, les richesses produites n’ont jamais été si grandes ! Moins de salariés et davantage de production, (grâce aux nouvelles techniques à la productivité), donc plus de bénéfices ! C’est la répartition de cette richesse produite qui est en cause.
C’est donc bien de choix politiques qu’il s’agit. Et pour ces choix là, seul le mouvement populaire est déterminant. Si l’idée que les moyens existent s’empare de notre peuple, ni le Medef ni le gouvernement Chirac-Raffarin n’y résisteront. Pour qu’ensemble nous trouvions les arguments pour faire grandir cette espérance, les communistes troyens envisagent d’organiser un débat ces semaines prochaines. Dès que la date et le lieu seront fixés, nous vous en informerons.
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Geneviève Delabruyère

Notre choix pour le progrès humain
Assurer un taux de remplacement minimal de 75 %
- Revenir aux 37,5 annuités pour tous
- Maintenir le droit à la retraite à 60 ans
- indexer les pensions sur les salaires
- La retraite avant 60 ans pour les salariés ayant cotisé 40 annuités
- Aligner complètement les retraites agricoles sur le régime général
- Moduler toutes les cotisations patronales en fonction du rapport entre les salaires versés et les richesses créées. Ainsi, plus la part revenant aux salariés serait forte, moins serait élevé le taux de cotisation sociale de l’entreprise concernée
- Mettre à contribution les revenus financiers des entreprises au même taux que les revenus salariaux

L’école en colère

Les effectifs des élèves baissent quelque peu dans les écoles et les collèges de la Région, tandis que celui des lycées est en augmentation.
Aussitôt le Rectorat de Reims décide de supprimer de nombreux postes d’enseignants mais aussi de nombreuses heures supplémentaires comme s’il fallait un automatisme à cette violence. L’Aube perdrait ainsi 11 postes en primaire et 39 en collège. Il faut remarquer que les collèges aubois sont particulièrement visés par le Rectorat car ils perdent 8 fois plus de postes que l’an dernier.
Ces chiffres que nous ne détaillerons pas montrent à l’évidence, que le gouvernement Raffarin ment effrontément quand il dit se battre pour la qualité de l’enseignement et contre l’échec scolaire. Car cette qualité devrait se manifester par des aides éducatives plus importantes en direction des élèves en difficulté. Or, MM. Raffarin et Luc Ferry suppriment des postes mais aussi les fameux emplois-jeunes qui assuraient une part importante dans l’accompagnement des élèves. La colère des syndicats est donc tout à fait justifiée et les manifestations du 28 janvier ont prouvé le bien-fondé de leurs revendications.
Une école inégalitaire
Ce n’est pas nouveau, l’école ne fait que reproduire les inégalités sociales sans que les enseignants en soient cause. La crise que subit la société renforce les disparités du développement, avec pauvreté accrue d’un côté et richesse de l’autre. Il est bien connu des pédagogues et des sociologues, enfin de ceux qui

réfléchissent un peu, que le chômage et la précarité dans les familles, provoquent l’abandon de toute velléité à combattre, à travailler, à survivre socialement. D’où des élèves turbulents ou passifs. Il faudrait donner davantage à ces élèves en difficulté, aider les collèges en ZEP comme le réclament les conseillers généraux communistes aubois à M. Adnot qui préfère améliorer les hôtels 4 étoiles. On voit par cet exemple
qu’il existe bien deux mondes, celui des chaumières et celui des châteaux, même si la télévision existe dans les premières.
Il faut se battre pour une école démocratique
M. Luc Ferry qui ne laissera pas son prénom dans l’histoire scolaire, parle de restaurer l’autorité des maîtres. Si cette forte parole a suscité des espoirs (tout dépend comme on l’entend : autorité pédagogique ou autorité du gendarme ?) ils ont été bien déçus par les mesures annoncées. Il ne s’agissait que de musique d’accompagnement aux tambours de M. Sarkozy. Il faut donc recommencer la vieille lutte pour une école démocratique et faire en sorte que tous les enfants aient les mêmes chances d’accéder à une qualification, à des savoirs différents, à un métier, à la culture. Il faut qu’ils s’approprient réellement ces connaissances. C’est une question politique, citoyenne, un combat qui doit être mené par les parents, les enseignants, les médecins, les élus.

Jean Lefèvre

Romilly - Jacquemard
Une table ronde : pour quoi faire ?

La table ronde demandée au Préfet de l’Aube par Joë Triché, conseiller général, et revendiquée par les salariés-es, se réunira le 3 février.
Elle traitera du seul dossier Jacquemard et de la question de la réindustrialisation à engager à Romilly. Les autres dossiers (Sorotex, Doré-Doré) qui ont des caractéristiques particulières devront faire l’objet du même traitement.
Pour que les salariés-es de chez Jacquemard ne connaissent ni licenciement, ni chômage
C’est possible ! Les solutions existent et les moyens financiers également. L’engagement des élus communistes sur le dossier et l’action des salariés-es avec leurs syndicats ont contribué à faire émerger des propositions permettant aux salariés-es de chez Jacquemard - Aube Chaussettes, en dehors de celles et ceux pouvant bénéficier d’un départ anticipé, de ne connaître ni licenciement, ni chômage. Comment ?
Protection et promotion des salariés(es)
1°/ Ils doivent, pour cela, garder leur contrat de travail et pouvoir consacrer une partie de celui-ci à de la formation qui leur permette par la suite d’accéder à des emplois plus qualifiés avec un meilleur salaire.
2°/ Il faut réaliser à Romilly une zone d’activités économiques de référence avec le Conseil Régional et le Conseil Général pour favoriser la venue d’entreprises qui pourront embaucher les salariés-es de chez Jacquemard - Aube Chaussettes ayant reçu ces formations. Les élus communistes ont rencontré les présidents de ces deux assemblées pour leur demander de s’engager dans cette voie et ils ont écrit à Michel Cartelet pour lui proposer une réunion du Conseil

municipal de Romilly avec la Région et le Conseil Général.
3°/ Il faut créer un fonds régional impliquant tous les intéressés pouvant financer ces projets d’avenir : actionnaires, état, Région, Département, banques, grande distribution, Europe.
4°/ Il faut stopper au niveau actuel la délocalisation, au moins pendant toute la période nécessaire à la mise en place de ces dispositions. Comment, en effet, accepter que, du jour au lendemain, une actionnaire décide, sans se soucier de l’avenir des salariés-es, qu’emplois et machines doivent déménager dans les pays où le profit est facile ?
Les moyens financiers existent ! Ils doivent servir à préserver les intérêts des salariés (es)
Une partie des 7 millions d’euros (45 millions de francs) provisionnés pour licencier doit être utilisée à cela.
u Les moyens financiers de l’état, des Assedic, du Conseil Régional de Champagne-Ardenne, prévus en pareille situation, ne pas être mobilisés pour «virer» les salariés-es mais, au contraire, pour assurer leur protection et leur promotion.
u Les fonds européens, sous consommés dans l’Aube (16% seulement) doivent être sollicités dans cette optique.
Les 22 millions d’euros du Fonds d’industrialisation qui, à ce jour, n’ont jamais été utilisés doivent contribuer à la mise en place de ces propositions.
C’est de cela que doit débattre la table ronde du 3 février pour dégager une issue positive pour les salariés-es et la ville de Romilly-sur-Seine

Humeurs

Le dernier cercle
Dans une linterview à l’Est-éclair(1), le maire de Romilly se veut «optimiste». La population baisse, dit-il, c’est vrai et cela est dû aux fermetures de la base aérienne et du Coq Sportif. Jacquemard, Sorotex et autres Cycleurope menacent à leur tour. Ce n’est pas grave car l’Aube s’inscrit, si vous regardez une carte de géographie, dans le prochain cercle concentrique qui va accueillir la population parisienne. Car les parisiens fichent le camp et vont dans les zones peu habitées autour de Paris, appelées «cercles concentriques», cercles qui sont de plus en plus éloignés du centre, comme quand un caillou tombe dans une mare et que l’onde frémissante s’en va clapoter jusqu’au bord de la mare ; plof, plof.
En plus de ça, dit le maire photographié auprès de F. Baroin pour donner plus de poids à sa démonstration, en plus de ça, l’état, la Région font tout pour accueillir les immigrés de Paris grâce aux autoroutes, à l’électrification du train et ces gens-là, ah ! les braves gens, vont créer des emplois dans des «niches de productions compatibles avec notre commune et ses atouts.»
Quant à nos impôts réputés chers (un impôt est toujours cher, mon bon monsieur), ils ne le sont pas plus qu’à Saint-André ou Sainte-Savine (coup de pied à J.J. Arnaud). Enfin, nous allons équiper notre ville pour la rendre plus attractive, conclut M. Cartelet. Il ne dit pas avec quel argent car des usines qui ferment, ça ne fait pas beaucoup de rentrées fiscales.
Que vont devenir les licenciés des boîtes romillonnes ? Ont-ils le même optimisme ? Le maire ne le dit pas. Sans doute vont-ils atterir dans un cercle concentrique loin, loin, à Collioure par ex. où Mme Cartelet les accueillera dans une niche où elle leur servira de la dorade à la catalane, le plat préféré du maire de Romilly.

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Malicette

(1) le 13 janvier dernier.

Ecoutez-voir ..

Mieux vaut être riche et châtelain que pauvre et élève de ZEP...
Toute la presse en parle : les architectes de la Médiathèque troyenne, P. du Besset et D. Lyon, ont reçu l’Equerre d’Argent pour leur beau travail architectural. C’est, selon certains courtisans, le 1er bâtiment moderne depuis longtemps. Ils oublient un peu vite l’UTT, le Théâtre Gérard Philipe, le Centre Universitaire, les Archives ou l’Ilot Kléber, etc.
Il est vrai que cette belle structure en impose par sa transparence(1) La reconstitution de la Grande salle originelle est également une réussite. Elle contient les trésors anciens sauvés par les révolutionnaires. Le plafond en résille dorée du premier étage séduit les visiteurs.
Mais il y a des critiques aussi. A l’intérieur, la phrase en immenses lettres rouges(2) ne donne pas l’impression d’une oeuvre d’art bien que représentant le 1% réservé à cet effet. Le mobilier destiné aux lecteurs et aux personnels va du rustique au nécessiteux. Peu apprécié du public également, l’accès à la bibliothèque, incommode et boueux et la présence du Mac Donald comme une verrue sur la joue de la lecture publique. Il y a bien une autorité qui a donné le feu rouge et or à cette construction alors que l’ensemble Argence était en pleine gestation. Laquelle ?
Quant à la lecture publique, personne n’en parle dans la presse. On pensait que cette belle bâtisse était faite pour ça. Heureusement le directeur et le personnel s’en occupent.


Jean Lefevre

(1) Le verre est toujours bien en cour quand on veut cacher les éléments essentiels d’une politique.
(2) Écrit au coeur des objets.


On veille...
Un message bénin circule sur les ondes : «la Sécu depuis longtemps et pour longtemps». On sait que la Sécu c’est le résultat des luttes des travailleurs, une grande conquête sociale et qui fait toujours l’objet d’attaques en règle du Médef ou du gouvernement, comme d’ailleurs tous les droits acquis : retraites, droits des intermittents, etc. Alors je me méfie de ce message angélique qui peut avoir un rôle anesthésiant. On veille sur vous, n’ayez pas peur ! La meilleure façon, c’est de rester soi-même éveillé.

Malicette

Irak
La fédération de l'Aube du PCF appelle à un grand rassemblement contre la guerre

Il faut empêcher la guerre. La guerre et sa soif de puissance et d'humiliations. La guerre et son fardeau de peur, de misère et de faim. La guerre et son cortège de destructions et de morts.
Depuis de longs mois, Bush cherche par tous les moyens à justifier une intervention en Irak. On ne nous fera pas croire que son objectif est de libérer le peuple irakien : cette course à la guerre renforce le dictateur Saddam Hussein.
On ne nous fera pas croire que son objectif est de faire reculer le terrorisme : cette course à la guerre renforce toutes les tensions, toutes les haines.
On ne nous fera pas croire que son objectif est de trouver quelque équilibre pour cette région du monde : non, cette course à la guerre va encore un peu plus destabiliser la planète.
Cette guerre, en fait, sent le pétrole, elle n'a d'autre but que de garantir l'hégémonie américaine sur le monde, l'hégémonie d'une bande de multinationales pour qui l'argent n'a pas d'odeur, même pas celle du sang !
George Bush pointe l'ennemi extérieur, il pointe les forces du mal. Il n'a de cesse de détourner l'attention des vrais responsables des problèmes du monde. Il veut un monde uniforme et dominé. Un monde où plus personne ne conteste l'ordre établi.
Où cet objectif va-t-il nous entraîner?
Après l'Irak, quel pays ? Les Etats-Unis vont-ils chercher toujours de nouveaux ennemis pour affirmer leur puissance et revêtir leur costume de milice du monde ? Les marchands d'armes se frottent les mains.

Ils vendent de la destruction massive en poudre et en barils, alors que l'heure est au désarmement global, en Irak et ailleurs ! Les gouvernements vont dépenser des sommes considérables dans une guerre alors que la famine continue à gagner du terrain, que toujours plus d'hommes et de femmes vivent en dessous du seuil de pauvreté, qu'en France on réduit les moyens pour l'école, la santé, la culture etc.. Décidément, la mondialisation capitaliste est lourde de dangers. Ceux qui se veulent les maîtres du monde entendent tout diriger, tout tenir, tout soumettre.
Oui, la France doit tenir bon ! La France doit aller au bout de la résistance et utiliser son droit de veto au Conseil de sécurité. Partout dans le monde, chez nous, aux Etats-Unis, les pacifistes se mobilisent. Les opinions peuvent peser. Ensemble, nous pouvons faire gagner la paix ! Au plan national, plus de 40 organisations appellent à amplifier la mobilisation pour empêcher la guerre.

La fédération de l'Aube du PCF lance un appel à l'ensemble des organisations signataires représentées dans le département de l'Aube, à toutes les personnes qui veulent se mobiliser à titre individuel, à toutes les associations locales, à la jeunesse, pour qu'elles préparent ensemble et réussissent, un grand rassemblement - pourquoi pas un concert pour la paix ?- le samedi 15 février 2003 à Troyes

Collèges
Une situation qui appelle des mesures

54% des élèves scolarisés dans les collèges aubois sont issus de familles en difficultés. Le chiffre atteint les 70% quand il s’agit des établissements classés en zone d’éducation prioritaire. Près de 30% des élèves de ces collèges ont une année de retard quand ils entrent en 6è . . Ce constat émanant d’une étude réalisée par l’Inspection Académique traduit les souffrances de milliers de familles de notre département. Il montre aussi le lien entre difficultés sociales des parents et difficultés de la scolarité de leurs enfants.
La droite auboise, qui domine et dirige tout, ne devrait pas être fière de cette triste réalité qui la rend pourtant insensible. En effet, au Conseil Général, elle refuse toujours de prendre en compte les demandes réitérées. chaque année par les élus communistes. Ces propositions raisonnables et de justice sociale ne mettraient financièrement pas à genou l’assemblée

départementale. Rappelons encore que la demande spécifique pour les collèges de ZEP a reçu le soutien de milliers de personnes dans le département, 5.000 signatures recueillies sur la pétition proposée par les militants du PCF..

Rappel des propositions pour venir en aides aux élèves et à leurs parents
Attribution chaque année d’une aide spécifique du Conseil Général de 11.434 euros par collège classé en ZEP (cinq dans l’Aube).
Aide financière à la restauration scolaire des collégiens calculée sur la base d’un quotien familial afin que chaque famille paie selon ses revenus et pour qu’aucun élève ne soit privé de repas