La Dépêche de l'Aube n°696 du Jeudi 23 Janvier 2003 La Dépêche de l'Aube n°696 du Jeudi 23 Janvier 2003

La dépêche de l'Aube n°696 du Jeudi 23 janvier 2003

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Champagne-Ardenne
Les communistes s’organisent
Samedi 18 janvier, les communistes de Champagne-Ardenne ont tenu leur 1ère conférence régionale à laquelle participait Michèle Demessine, dirigeante nationale du PCF.
L’objectif étant de globaliser à partir de quelques questions qui préoccupent les champardenais, une activité politique sur toute la région afin d’obtenir des avancées favorables aux citoyens. Au terme de cette conférence, en élisant un Comité régional, ils se sont dotés d’une structure permettant de favoriser le débat, l’échange d’expériences et l’action sur l’ensemble du territoire de la Champagne-Ardenne. Les débats qui ont ponctués cette journée, ont démontré combien on ne pouvait plus ignorer cette réalité d’aujourd’hui, à savoir que la région prend et prendra dans l’avenir une place de plus en plus importante dans les institutions et l’aménagement du territoire.
C’est ce que devait souligner Karine Jarry, la toute nouvelle secrétaire du Comité régional et aussi 1ère responsable de la fédération du la Marne du PCF. Dans son rapport introductif à la discussion, outre le fait qu’elle insista sur la nécessité de s’organiser au niveau régional, elle rappela les nombreux combats que mènent les communistes de la région et l’action des élus communistes du Conseil régional pour obtenir de cette assemblée des avancées en faveur des lycéens notamment. Elle pointa aussi la nécessité que certaines actions conduites sur une partie de la Champagne-Ardenne puissent être généralisées à l’ensemble de la région, car les revendications qu’elles portent, peuvent intéresser l’ensemble de la population.
Le débat sur l’emploi s’est engagé à partir de la situation vécue sur le secteur de Romilly-sur-Seine. La proposition des communistes de la création d’un fonds régional de protection et de promotion des salariés permettrait aux salariés menacés de licenciements de garder leur contrat de travail en consacrant une partie de celui-ci à la formation professionnelle. Cette proposition illustre tout à fait le besoin de généraliser au
niveau régional l’action pour aboutir car elle peut intéresser les travailleurs de Champagne-Ardenne.
Michèle Demessine ne manqua d’ailleurs pas d’insister sur l’importance de cette proposition novatrice car elle est la traduction concrète, à partir d’un dossier, de ce que proposent plus généralement les communistes ; à savoir la mise en place d’une sécurité d’emploi ou de formation avec maintien du salaire. Les questions de l’école, des services publics, des transports régionaux ont été au coeur des réflexions des participants.
L’après-midi de cette journée fut plus spécialement consacrée au problème de la santé, tel qu’il se pose en Champagne-Ardenne. Claude Lamblin, conseiller

régional, était chargé de dresser le tableau de la situation. Il le fit à partir du dernier schéma régional d’organisation sanitaire, révélant de nombreuses carences dans les moyens attribués à notre région. Manque de médecins, manque de spécialistes, manque de personnels soignants, insuffisances d’équipements techniques, la Champagne-Ardenne se trouve être une des régions la plus mal dotée. Le débat sur cette question démontra également la nécessité d’exiger une démocratisation de l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation). Pour les communistes, les élus, les syndicats et les représentants des usagers devraient pouvoir y siéger. Au terme de cette journée où le souci essentiel fut la recherche d’une efficacité d’action au niveau de la région, les nouveaux élus du Comité régional ont désigné leur comité exécutif et fixé les dates des prochaines réunions qui se tiendront en février.


Joë Triché

Le Comité régional
Ardennes :
Sylvain Dalla-Rosa, secrétaire départemental,
Jean-Louis Joffrin, conseiller municipal de Sedan, Michelle Leflon, Ingrid Lempereur, Joackim Neiva.
Aube :
Jean-Pierre Cornevin, secrétaire départemental, Josie Georgel, syndicaliste employée EDF, siège au CESR, Pierre Mathieu, conseiller régional, Joë Triché, conseiller général, Denis Venuat, syndicaliste cheminot.
Haute-Marne :
Jean-Claude Dammerey, secrétaire départemental, Jean-Luc Bouzon, conseiller général, Jacques Stubert, Richard Toussenel, Pascale Cornevin
Marne :
Karine Jarry, secrétaire départementale, Bernard Barberousse, conseiller général, François Claverie, membre du CESR, Jean-Pierre Langet, Claude Lamblin, conseiller régional.
L’exécutif régional :
Sylvain Dalla-Rosa, secrétaire départemental des Ardennes
Jean-Pierre Cornevin , secrétaire départemental de l’Aube
Karine Jarry, secrétaire départementale de la Marne et secrétaire du comité régional
Jean-Claude Dammerey, secrétaire départemental de la Haute-Marne
Claude Lamblin, conseiller régional (51)
Pierre Mathieu, conseiller régional (10)
Joë Triché, conseiller général (10)
Marie-George Buffet à la Mutualité
Le camp de la riposte
La Mutualité, lieu symbole des grands rassemblements de la gauche a fait salle comble lundi soir à l'occasion du 1er grand meeting de riposte à la politique du gouvernement.
Que ce soient les communistes qui prennent l'initiative d'un tel rassemblement n'a rien d'anecdotique. Tous les partis de la gauche ont à faire leur autocritique sur leur responsabilité dans le séisme du 21 avril. Mais le parti communiste est bien le seul à articuler ce besoin de réflexion, d'analyse, de construction d'une alternative politique, avec la nécessaire riposte à la terrible régression sociale orchestrée par la droite et le MEDEF. Loin de sombrer dans les guerres intestines que se livrent les dirigeants du PS et des Verts, le parti communiste a donné lundi soir le tempo à la contre-offensive libérale.
Le plus grand plan social de notre époque
Des témoignages tout d'abord. Celui de cette salariée d'une entreprise du Pas-de-Calais licenciée parce qu'elle présentait une liste CGT aux élections du personnel. Comble de malheur, son mari est un des 830 salariés de Metaleurope, cette usine en dépôt de bilan , classée Seveso 2 et carrément abandonnée par sa direction.
Celui de ce jeune, venu nous dire tout l'espoir qu'il avait fondé dans ce "nouveau métier" pour lequel il s'est investi en tant qu'emploi-jeune. Malheureusement, plus pour très longtemps : "avec la suppression des 230.000 emplois-jeunes, la droite est en train de se livrer au plus grand plan social de l'époque".
Avec émotion, Alain Hébert, militant syndical condamné pour l'exemple à six mois de prison dont un mois ferme, a parlé du mouvement de solidarité qui s'est constitué autour de lui et qui n'a pas cessé de s'amplifier. Il a dénoncé une grave accélération de la

criminalisation de l'action syndicale. "Aujourd'hui, dans l'hystérie sécuritaire ambiante, syndicalisme égale terrorisme".
Salué par une salle debout, Raid Fahmi, le représentant du parti communiste irakien, en exil, a souligné d'abord la solidarité des communistes français à l'égard du peuple irakien. Avant de rappeler que "cette guerre n'a d'autres justifications que la volonté hégémonique des Etats-Unis sur l'ensemble du monde. Cela passe par le contrôle des ressources pétrolières de l'Irak».
En tout, pas moins de dix camarades engagés dans le mouvement social ont parfaitement éclairé sur l'ampleur du chantier entrepris par la droite pour formater notre pays aux exigences du capitalisme mondialisé.
Chacun pour soi et l'argent pour quelques-uns
Face au bulldozer de la droite, MG Buffet a appelé toutes les forces de gauche à prendre leurs responsabilités pour ne pas laisser notre peuple se débrouiller seul avec ce gouvernement. Son message a été clair. Les communistes seront de tous les combats pour que la droite batte en retraite. Le gouvernement a choisi son camp, celui du MEDEF, celui du chacun pour soi et l'argent pour quelques-uns. Pour les communistes, ce sera celui de la riposte à la régression sociale et démocratique.
La conclusion du discours de MG Buffet a été sans ambiguïté aucune quant aux objectifs du parti communiste. "nous ne sommes pas décidés à nous laisser faire. Non seulement nous allons nous défendre, mais nous allons formuler avec audace une espérance renouvelée".


JPC

Mode de scrutin
Coup d’Etat électoral

La réforme des modes de scrutin, la droite en rêvait depuis son retour au pouvoir au printemps dernier.
On annonce que ce serait chose faite dans quelques semaines. Sous le prétexte de "rapprocher l'élu européen du citoyen", le gouvernement aurait en effet décidé de modifier l'organisation des élections européennes qui, à partir de 2004, se feraient sur la base de huit circonscriptions régionales au lieu de l'actuelle circonscription unique nationale. Celle-ci garantit pourtant que la voix de chaque citoyen compte pour une. Le gouvernement a aussi mijoté un changement du mode de scrutin des élections régionales calqué sur celui des municipales. Serait instituée une élection à deux tours au lieu d'un, le mandat étant porté à six ans au lieu des cinq prévus.
Mine de rien, il s'agit d'une sorte de "coup d'état
électoral"

S'agissant du scrutin européen, avec ses huit circonscriptions, le gouvernement reprend les propositions du PS présentées en 1998 par Lionel Jospin avant que celui-ci les range au placard devant l'hostilité du PCF. En effet dans la plupart des huit régions ainsi créées, les voix des communistes, des chasseurs ou des Verts, de l'extrême-gauche ou des radicaux de gauche ne compteraient plus pour rien. Loin de rapprocher la politique des citoyens, le risque est de voir s'accentuer l'abstention de ceux qui vont penser qu'une fois de plus, ils n'ont plus droit au chapitre, ou la tentation populiste d'électeurs pensant que décidément l'Europe ne peut se construire que contre leurs intérêts.De plus, selon Paul Lespagnol, membre du Comité Executif du PCF, cela "atomisera la

représentation nationale et donc affaiblira le poids de la France en Europe". Pour les régionales, le texte gouvernemental prévoit un relèvement des seuils de fusion et de participation au partage des sièges au second tour. Seules les listes ayant obtenu un nombre de voix au moins égal à 7% voire 12% des exprimés pourraient participer au second tour au lieu de 5% actuellement. Les listes ayant obtenu un nombre de voix au moins égal à 5% des exprimés pourraient fusionner pour le second tour au lieu de 3% dans la loi en vigueur. Une prime de 30% des sièges au lieu de 25% serait attribuée à la liste qui rassemblerait le plus de voix. Le reste étant attribué selon les règles de la proportionnelle à la plus forte moyenne.
Un appel aux citoyens
L'objectif de la droite qui pourrait obtenir l'appui du PS est d'instaurer un paysage politique s'organisant entre un parti unique et hégémonique de la droite et un PS jouant le rôle de parti officiel d'opposition, l'extrême-droite étant tenue en lisière des assemblées et des exécutifs ; les autres forces politiques y compris l'UDF pour la droite seraient condamnées à se dissoudre dans l'UMP ou le P.S. Deux partis hégémoniques se partageraient ainsi une domination sur la représentation politique des régions et de l'Europe, le but étant d'utiliser les premières pour pousser l'intégration de la France dans une construction ultralibérale de la seconde. Le PCF propose que se constitue le plus rapidement possible un large appel ouvert à tous les citoyens et à toutes les organisations républicaines voulant faire échec au coup d'état électoral de Raffarin et démocratiser en profondeur le système de représentation de notre pays

Humeurs

Sécurité
«La sécurité est garante des libertés» a claironné fièrement M. Sarkozy et, désormais, tous les préfets de France le répètent à l’envi. Le nôtre aussi, dans l’Aube, en accueillant 28 policiers fraîchement nommés qui proclament dans le journal leur amour du service public et leur volonté d’assurer la tranquillité des gens.
La sécurité ? ­ Chiche. On va donc protéger des centaines de salariés aubois contre une vie hasardeuse et difficile. En un mot, on va stopper la casse des entreprises et faire la chasse aux licenciements qui brisent la vie des gens et privent le pays de travailleurs expérimentés et qualifiés. On va arrêter les patrons qui achètent des entreprises à la Tapie pour les revendre par petits bouts en dégraissant consciencieusement, on va traquer ceux qui boursicotent, qui délocalisent, qui embauchent dans la précarité, qui gaspillent l’argent public.
Vous ne me croyez pas bien sûr, bien que vous ayez entendu M. Sarkozy exciter les policiers en les assurant de son soutien et de sa protection.
Tout au contraire, son gouvernement rend plus faciles les licenciements en supprimant les onze articles de la loi qui était censé protéger les salariés. Le patron a les mains libres. Il peut même diminuer les primes de précarité de 40 %. La sécurité n’est plus du tout assurée dans les entreprises. C’est le règne du grand banditisme.
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Malicette

Ecoutez-voir ..

Mieux vaut être riche et châtelain que pauvre et élève de ZEP...
Dans la série, petites dépenses et gros profits, le Conseil Général continue de s’illustrer.
Nos élus avaient déjà contesté l’an dernier le fait que l’aide accordée pour la réfection des chambres meublées, classées 4 étoiles ait quadruplé, alors qu’étaient refusées des aides exceptionnelles et nécessaires aux cinq collèges aubois en ZEP. Les élus communistes avaient proposé 11.435 euros par collège soit une dépense globale de 57.200.euros. Niet avait dit M. Adnot.
Continuant sur sa lancée le Conseil Général va subventionner la réfection d’une maison de trois étages au château de Chacenay. Sur 117.000 euros d’investissement, les collectivités et l’Europe financeront pour près de 50.000 euros soit 70% de l’autofinancement privé. Le département financera 9.300 euros à lui tout seul.
On peut s’étonner que le Conseil Général. favorise en priorité le tourisme des riches et mette les élèves de ZEP au rancart. Il a, pour cette politique, inventé le label «Clévacances», un label avec clé en or. .


Malicette

Retraites
Les EDF-GDF montrent le chemin Ils répondent non à 53% au référendum (57% dans l’Aube)

Le gouvernement prépare une régression dévastatrice : il veut abattre l’un des piliers de notre protection sociale:
la retraite solidaire garantissant à chacun les ressources pour vivre après la vie de travail. Il veut allonger pour toutes et tous la durée de cotisation, affaiblir les pensions servies par répartition, aligner vers le bas les droits des salariés du public et pousser chacun à cotiser dans un fonds de pension. : la retraite solidaire garantissant à chacun les ressources pour vivre après la vie de travail. Il veut allonger pour toutes et tous la durée de cotisation, affaiblir les pensions servies par répartition, aligner vers le bas les droits des salariés du public et pousser chacun à cotiser dans un fonds de pension.
Les plus jeunes sont les premiers visés. Aujourd'hui, ils arrivent de plus en plus tard sur le marché du travail vu l'allongement de la durée des études, le chômage et la précarité. Allonger la durée de cotisation c'est tout simplement les condamner à une retraite de pauvreté. Penser à l'avenir c'est penser à eux.
La "liberté de choix" est un leurre !
Parvenir à la retraite en bonne santé, vivre correctement sa longévité, finir sa vie dans la dignité, c'est bien-là le progrès de civilisation. Les forces capitalistes y voient un gaspillage insupportable ! Elles veulent effacer les gains d'espérance de vie enregistrés grâce au système social et de santé, réduire l'espérance de retraite, comprimer la dernière étape de la vie, programmer un terrible recul de civilisation.
Jouer sa retraite en bourse (fonds de pension) : pourquoi faire ?
Pour nourrir la bourse : "S'il y avait des fonds de pension en France, la Bourse se porterait mieux" disait le "ministre" du budget.

Pour marginaliser la retraite par répartition. La bourse peut détruire rapidement l'épargne de toute une vie. Voir Enron.
Il faut consolider les retraites par répartition et développer la solidarité entre générations
Le Parti communiste ne se résigne ni à la domination de la droite et à ses projets destructeurs ni à l'échec de la gauche. Il propose :
d’assurer un taux de remplacement minimal de 75 %,
de revenir aux 37,5 annuités,
de maintenir le droit à la retraite à 60 ans,
d’indexer les pensions sur les salaires,
la retraite avant 60 ans pour les salariés ayant cotisé 40 annuités,
d’aligner complètement les retraites agricoles sur le régime général,
de moduler toutes les cotisations patronales,
de mettre à contribution les revenus financiers des entreprises.
Partout, il appelle les populations ; les hommes et les femmes, à intervenir sur les grandes questions de société et d'avenir.
Le 1er février en sera une nouvelle occasion avec un rassemblement d’action à 15 heures à Troyes, place de l’Hôtel de Ville

Scandaleux propos !

La présence du premier Ministre au congrès du Médef était déjà lourde de signification. Oui, la politique Rafarin est taillée de toutes pièces pour défendre les intérêts des grands patrons. Mais que penser d’un premier Ministre qui fait mine de s’insurger : «on commence à travailler à 30 ans pour être en retraite à 50» pour la France dite «d’en bas». Quel mépris !

Soirée choucroute organisée par la section barséquanaise du Parti communiste français
Samedi 1er mars à 20 h 00 Salle polyvalente de Bar-sur-Seine
suivie d’une soirée dansante
Menu : Kir, entrée, choucroute, fromage, dessert, café
Adultes : 13 € - Moins de 12 ans : : 6 €
Réservations
jusqu’au 24 février auprès des militants ou 03.25.73.43.40
Assemblée-débat avec un(e) dirigeant(e) national(e) du PCF à partir de 18 heures