La Dépêche de l'Aube n°695 du Jeudi 16 Janvier 2003 La Dépêche de l'Aube n°695 du Jeudi 16 Janvier 2003

La dépêche de l'Aube n°695 du Jeudi 16 janvier 2003

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

Emploi - Licenciements
Les parlementaires aubois au pied du mur
Le 6 janvier dernier, Pierre Mathieu, conseiller régional, Joë Triché, conseiller général, et les conseillers municipaux du groupe communiste et partenaires de Romilly, Y. Bouteiller, R. Barthélemy, G. Ponti, N. Privé et H. Turquin se sont adressés à MM. Baroin, Mathis, Micaux, députés et MM. Adnot et Gaillard, sénateurs :
«Jacquemard, Sorotex, D.D, Barbara… des centaines d'emplois sont menacés de disparition à Romilly-sur-Seine et dans les environs. Ainsi, c'est tout l'équilibre économique de ce secteur qui se trouve menacé. Une telle situation nécessite donc la mise en œuvre de mesures exceptionnelles en faveur d'une ville et d'une région qui ne veulent pas mourir et pour les salariés qui ont droit de vivre de leur travail. Pas de baratin, pas de bla-bla, c'est du concret qu'attend la population qui a tout naturellement les regards tournés vers les hommes politiques qui ont entre les mains toutes les manettes pour prendre des décisions conformes aux intérêts des salariés et de cette région.
C'est pour cette raison que nous avons décidé de nous adresser aux parlementaires aubois. Membres de la majorité, vous disposez de tous les pouvoirs vous permettant d'agir efficacement et de démontrer tout l'intérêt que vous portez pour ce secteur de notre département. Présidence de la République, gouvernement, Assemblée Nationale, Sénat, Conseil régional, Conseil général, rien ne vous échappe. A tous ces niveaux, vous pouvez prendre des décisions pour protéger les salariés et assurer leur promotion en développant leur qualification afin qu'ils accèdent à des emplois qualifiés et bien rémunérés.
Cela suppose que vous interveniez pour demander la suspension des plans de licenciements en cours et pour que soient gelées au niveau actuel les importations et la délocalisation. Ainsi, les salariés concernés, en dehors de ceux souhaitant bénéficier de mesures d'âge ou étant volontaire pour partir, pourraient conserver leur contrat de travail et passer une partie du temps consacré à celui-ci à une formation qualifiante avec maintien du salaire.
D'autre part, des mesures nationales sont à prendre à l'égard de la grande distribution qui, avec ses exigences

de marges toujours plus importantes, se trouvent co-responsables de la casse de l'emploi dans les industries manufacturières. Cela suppose la prise de décisions par l'Assemblée Nationale et le Sénat. Membre de la majorité, vous avez toutes les possibilités pour les faire adopter. La France doit également agir au niveau européen afin que le textile soit déclaré en état de crise manifeste pour permettre la prise de disposition à ce niveau.
Réindustrialiser la ville de Romilly-sur-Seine dans le cadre d'une diversification industrielle est devenue une nécessité car d'année en année, elle perd de la population, de la jeunesse. Comme nous le démontrons, il peut y avoir un espoir et une dynamique pour la seconde ville du département et son secteur, pour les salariés qui ont trop souvent l'impression d'être abandonnés.
Bien loin de nous est de penser que seul l'Etat et les collectivités locales doivent s'impliquer. La situation est telle que tous les intervenants potentiels doivent être mobilisés : les actionnaires des entreprises concernées qui doivent diversifier leur outil de production, la grande distribution qu'il faut mettre à contribution et les banques dont le rôle devrait être de favoriser le développement économique et l'emploi.
Afin d'engager cette démarche novatrice porteuse d'avenir, car elle rompt avec tout ce qui a jusqu'à maintenant échoué et parce qu'elle place l'individu et son emploi au centre de la préoccupation, nous préconisons la création d'un fonds régional de protection, de promotion des salariés et de développement industriel où tous ces intervenants devraient être sollicités.
Messieurs les députés et sénateurs de l'Aube, les salariés et la population attendent de votre part des actes concrets qui préservent leurs intérêts. Pour ce qui nous concerne, nous sommes prêts à les favoriser. Nous travaillons et sommes à la disposition de tous ceux qui veulent agir pour qu'enfin d'autres choix privilégiant les hommes, les femmes et les jeunes soient mis en œuvre».

Constructifs et offensifs
Le PCF et ses élus totalement investis dans la bataille de l’emploi

Le PCF et ses élus ont décidé de s'investir pleinement dans la bataille de l'emploi et contre les plans de licenciements en cours.
Et surtout, ils le font en formulant des contre-propositions démontrant que d'autres solutions sont possibles. Traiter de ce problème de manière globale, telle est leur démarche. Protéger les salariés et assurer leur promotion par la qualification, réindustrialiser dans le cadre d'une diversification industrielle : ce sont les deux axes essentiels sur lesquels ils considèrent qu'il faut travailler. C'est donc à partir de ce double souci qu'ils multiplient les rencontres de travail et démarches que nous rappelons :
Le 5 novembre : lettre de Joë Triché au Préfet de l'Aube lui demandant la réunion d'une table ronde avec tous les intéressés.

Le 25 novembre : rencontre de travail avec des syndicalistes de la CGT, de la CFDT et de FO et Yves Dimicoli, économiste, dirigeant national du PCF.
Le 20 décembre : rencontre entre Jean-Claude Etienne Président du Conseil régional et Pierre Mathieu, Joë Triché, Yves Bouteiller accompagnés de syndicalistes de la CGT, de la CFDT et de la CGC.
Le 13 janvier : dans un courrier adressé au maire de Romilly, les élus communistes et partenaires lui demandent de réunir le Conseil municipal avec le Président de la Région et du Conseil général pour décider de la création de zone d'activités économiques.
Le 14 janvier : réunion de travail avec le Préfet de l'Aube et le 24 avec le Président du Conseil général avec les élus communistes.

Irak : 77% des français contre la guerre
Chirac voudra t-il quand même y aller ?

Le compte à rebours a commmencé. L’horizon semble bouché par l’ammoncellement des forces américaines concentrées au Moyen-Orient
Le scénario bien huilé se déroule de façon apparemment inexorablement : d'abord la désignation de l'ennemi sous la terminologie quasi religieuse d'"axe du mal", l'amalgame entre les terroristes d'Al Qaeda et la dictature de Bagdad, l'injonction de Bush vis-à-vis de l'ONU, l'augmentation en flèche du budget militaire : le film était écrit. Pourtant, il a dû depuis subir des modifications dictées par les réticences de l'ONU. De ce point de vue, si le bras de fer qui a opposé Washington aux autres pays a abouti à un compromis qui préserve les chances d'une issue pacifique à la crise, il serait naïf de croire que l'objectif de Bush a changé. Le Président US manœuvre pour rassurer ses alliés. Comment interpréter autrement son curieux jeu de balancier entre ses déclarations bellicistes et des propos plus pondérés ? Les manifestations anti-guerre ne sont pas pour rien dans ces précautions de langage, les bellicistes doivent avancer masqués.
Aux Etats-Unis mêmes, l'union sacrée se fissure.
Des personnalités, comme l'acteur réalisateur Sean

Penn ou le chanteur Harry Belafonte, bravent l'esprit de croisade. La presse la plus officielle, comme le Washington Post, rappelle par exemple que le vice-président Donald Rumsfeld, chaud partisan de la guerre, avait dans les années quatre-vingt rencontré Saddam Hussein, en qualité de secrétaire d'Etat de Reagan. Il fournissait alors des armes à la dictature de Bagdad en guerre contre Téhéran…et les Kurdes gazés à Halabja.
La guerre est-elle réellement encore évitable ? Depuis fin novembre, 230 sites ont été visités par les inspecteurs de l'ONU dans des conditions jugées satisfaisantes. Reste à Hans Blix à confirmer ou non cette appréciation dans le rapport qu'il présentera le 27 janvier. L'interprétation qu'en feront les Etats-Unis dépendra largement du climat international. Beaucoup, pour ne pas dire tout, sera fonction, en définitive, de la mobilisation des opinions publiques. En France, si Chirac dérape vers la guerre et place les armées en alerte pour une éventuelle intervention, un sondage Ipsos/France 2 rappelle avec éclat que 77% des Français sont hostiles à une guerre en Irak.
Les manifestations prévues dans tout le pays le samedi 18 janvier vont donc compter.

Les responsables religieux aubois appellent à la Paix


«A l'heure où les mains devraient se tendre les unes vers les autres, on se prépare à la guerre»
L'Evêque de Troyes, le Pasteur de l'église réformée, le grand Rabin de Troyes et le Président de l'Union de la communauté musulmane de l'Aube ont présenté ensemble leurs vœux pour la nouvelle année et fait allusion aux menaces de guerre. Ils ont particulièrement insisté sur le besoin de Paix.
«Conscients et solidaires de ce monde en souffrance, nous voudrions exprimer des vœux qui soient une grande espérance et un engagement. Nous croyons que notre Dieu nous invite sans cesse à poursuivre la justice sans laquelle aucune paix n'est possible, à poursuivre le dialogue et la concertation, sans lesquels aucun chemin d'avenir ne peut s'ouvrir
Une prise de position unitaire courageuse qui prend toute sa valeur, alors que les préparatifs de guerre en Irak se précisent mais que parallèlement l'immense volonté populaire commence à s'exprimer .

CAT / Transports
La droite insensible aux difficultés des familles ?

L'insolence de la droite n'a plus de limite. Forts de tous les pouvoirs politiques, les élus de droite de l'agglomération troyenne affichent un total mépris envers les familles populaires.
D'un côté, ils décident à l'occasion du vote du budget de ne pas augmenter le taux de la taxe versement transport(1), ce qui équivaut à faire un nouveau cadeau de plus de 5 MF à leurs amis du patronat. De l'autre, F. Baroin et sa majorité décident de poursuivre la politique discriminatoire de la CAT en matière de politique sociale.
Ainsi, une famille ayant un enfant au collège qui utilise les services de la TCAT paie un abonnement annuel de 16 euros ou de 46 euros selon qu'elle est imposable ou non. Pour le même enfant devenu lycéen, il devra payer au minimum 200 euros, que ses parents soient imposables ou non. Une coupe sombre de plus en plus insupportable dans le budget des familles les moins aisées qui laisse complètement insensibles tous les maires de droite de l'agglomération troyenne. Car faut-il rappeler que ce sont ces derniers qui composent l'exécutif de la CAT et qui, à ce titre, sont les décideurs en matière de politique sociale dans notre agglomération.
Leur discours, c'est du baratin
Alors n'hésitons pas à affirmer que ces élus ne comprennent rien à la réalité à laquelle sont confrontées les familles populaires. Leurs discours, c'est du baratin. Comment pourraient-ils défendre le cadeau qu'ils viennent de faire au patronat, en regardant droit dans les yeux les familles qui chaque mois comptent leur dernier sou pour que leurs enfants puissent ce rendre à l'école en car ?. L'exemple de cette mère de famille qui est venue nous exprimer son ras-le-bol est démonstratif des choix discriminatoires que font la majorité des élus de la CAT. Cette Smicarde qui vit seule avec ses deux

enfants lycéens, doit débourser chaque mois 40 euros pour envoyer ses enfants à l'école. Un véritable sacrifice ! Il est évident que de nombreuses familles de l'agglomération troyenne vivent les mêmes difficultés.
Cela fait plusieurs années que les élus communistes à la CAT demandent que les familles dont les enfants sont lycéens obtiennent les mêmes droits que celles dont les enfants sont collégiens. Mais le rapport de force au sein de l'assemblée communautaire est trop disproportionné pour que la droite daigne nous entendre. On sait pourtant qu'une majorité d'habitant de l'agglomération troyenne serait favorable à une telle mesure de justice sociale. Peut-être faut-il faire en sorte que cette majorité s'exprime, pour que F. Baroin et ses amis entendent raison.
Est-il utile de rappeler qu'il y a quelques années déjà, les conseillers communautaires de la CAT ont supprimé en chœur la gratuité des transports collectifs dans l'agglomération troyenne pour les chômeurs et les retraités ( un seul vote contre, l'élu communiste). Ce fut une grande avancée sociale ! Le principe de la gratuité indisposait nos chers élus. Aujourd'hui, les chômeurs doivent s'acquitter de 3 euros par mois s'ils veulent se déplacer. Certains penseront que cela est peu, mais lorsque l'on vit avec pas grand chose, le peu c'est déjà beaucoup.


Jean-Pierre Cornevin


(1) Cette taxe est acquittée par les entreprises de plus de 9 salariés et doit servir au développement des transports collectifs. Le taux appliqué dans l'agglomération troyenne est un des plus bas de France. Les élus communistes de la CAT avaient obtenu de l'ancien président de la communauté d'agglomération le principe de son augmentation échelonnée sur plusieurs années afin de la hisser à un niveau plus conforme aux besoins d'une agglomération comme la nôtre. Son taux devait passer en 2003 de 0,80% à 1%. F. Baroin vient d'annuler cette augmentation..

Humeurs

Voeux du Maire
François Baroin a la parole aisée, fluide, convaincante. Il produit un discours calme, apaisant, non pas anesthésiant mais paternel et lénifiant avec un petit sourire guilleret et roboratif. Lénifiant n’a rien à voir avec Lénine, quoique beaucoup d’observateurs aient noté que la droite avait fort bien compris quels mots de gauche il fallait utiliser pour donner l’impression qu’on n’appliquait pas les réformes capitalistes à la hussarde, ou, comme on veut, à la Juppé.
Moi qui ait mauvais esprit, alimenté par toutes mes lectures perverses de Marx et consorts, j’ai retenu deux idées de ce discours : d’abord que la sécurité était maintenant à la une avec Sarkozy comme chien de garde et qu’on allait voir ce qu’on allait voir. Parce que dans les campagnes, à la ville, au four et au moulin, ce ne sont qu’agressions et coups de main. On veille, dit l’anesthésiste et l’Etat va nous aider. Bonne année, bonne sécurité (il ne parle évidemment pas de la sécurité sociale !).
Ensuite les usines. Là, on licencie, on délocalise, on casse. Que faire ? Lénine avait déjà posé la question en ces mêmes termes ; «Que faire ?» Le résultat fut la Révolution de 1917. D’après ce que j’ai entendu, il n’y aura pas de révolution en 2003 à Troyes. Le maire a parlé de souffrir, de compatir de compleurer, de condoléancer et de demander à l’état d’accompagner. Accompagner où ? À l’ANPE ? Au cimetière des illusions perdues ? La solution est pourtant donnée par les députés communistes : former les gens jusqu’à ce qu’ils retrouvent un travail.
Mais le capitalisme ne raisonne pas en ces termes. Il accompagne le profit et pas l’homme.

Malicette

 

Romilly-sur-Seine
Leclerc à la Base Un autre choix était possible

"Nous ne voterons pas ce rapport devait indiquer Joë Triché, car selon nous, il ne répond pas aux attentes de la population et aux besoins économiques de la ville."
Celle-ci est actuellement confrontée à une casse sans précédent de l'emploi et à une perte d'activités industrielles. Et malheureusement, on peut craindre d'autres catastrophes à celles annoncées aujourd'hui. En effet, l'élargissement de l'Europe à d'autres pays et la fin de l'accord multifibre risquent d'avoir des conséquences terribles pour l'emploi peu qualifié.
C'est pourquoi, face à cette structuration programmée et très risquée pour notre ville et les salariés, il est nécessaire de se battre et d'anticiper au lieu de subir et d'afficher sa résignation en déclarant "Romilly, ville de production, c'est fini" (déclaration de Michel Cartelet en Janvier 2002).
C'est cette volonté d'anticipation qui nous a conduit à défendre une autre option sur le secteur de l'ancienne base aérienne pour quelle soit destinée à accueillir des activités industrielles et artisanales. Vous avez refusé de vous inscrire dans cette perspective alors qu'au même

moment, le Conseil général décidait de créer des zones d'activités économiques départementales et qu'il était donc tout à fait normal d'obtenir notre dû dans ce domaine.
Quand on voit qu'en 2003, le Conseil général va réaliser 90 millions d'euros d'investissements et qu'il n'y a pratiquement rien sur Romilly, cela démontre l'absence de projets de développement pour notre ville. L'annonce de la suppression de centaines d'emplois et la disparition d'activités industrielles démontrent toute la pertinence de notre proposition qui visait à préparer l'avenir économique de notre ville. Car ce dont elle à besoin aujourd'hui, c'est de nouvelles activités industrielles nécessitant de l'emploi qualifié pour faire face aux mutations en cours.
Or, ce projet en cours sur l'ancienne base aérienne est cent lieux de cette nécessité. Il risque de plus de créer des difficultés au commerce du centre ville et au niveau de l'emploi ce sera essentiellement un temps partiel. En fait, c'est plus un projet de déplacement d'activités qu'un projet de réel développement répondant aux besoins actuels de Romilly et de ses habitants» .

La sécurité sociale dans le collimateur

La nouvelle année commence avec un train de mesures qui veut encore frapper les plus pauvres, ceux qui ont le plus besoin de la solidarité nationale et des mesures sociales adaptées à leur situation précaire..
Ainsi la CM.U. a-t-elle été mise en oeuvre pour aporter aux familles les plus pauvres les prises en charges nécessaires en cas de soins.
Des mesures qui restreignent l’accès aux soins des plus démunis
La fédération des Mutuelles de France s'est investie dès le début pour obtenir la mise en place de cette grande réalisation sociale que représente la C.M.U. Or deux mesures adoptées le mois dernier par la majorité parlementaire, en catimini, viennent de restreindre gravement l'accès aux soins des plus démunis. Deux mesures qui donnent un avant goût de la réforme de l'assurance maladie voulue par le gouvernement.
Ainsi l'aide médicale de l'Etat (AME) qui s'adresse aux personnes à très faibles ressources (moins de 560 euros par mois) et qui, du fait de leur situation administrative, ont été exclus de la CMU, vont devoir supporter le forfait hospitalier en cas d'hospitalisation et le ticket modérateur chez le médecin et le pharmacien. Autant dire qu'ils ont « toutes les chances» de se retrouver sans soins . Ainsi des problèmes de santé sans gravité risquent, faute de traitement, de se transformer en maladies plus lourdes donc plus coûteuses.
Le gouvernement aggrave les inégalités sociales

qui sont pourtant en inquiétante progression
En outre, la C.M.U. devient plus applicable
immédiatement à l'acceptation du dossier par la sécu, mais subira un différé au 1er jour du mois suivant. Tout ceci représente des mesures d'économies qui frappent les gens le plus démunis, les plus faibles. Au total, l'on estime que quatre millions et demi de personnes perdraient la gratuité complète des soins aujourd'hui garantie par le système que leur offre la CMU. Le gouvernement prend ainsi délibérément le risque d'aggraver les inégalités sociales de santé dont plusieurs études ont pourtant souligné l'inquiétante progression.
Ce n'est pas de cette manière que doit être réglée la croissance des dépenses publiques de santé.
En reportant une part croissante de celle-ci sur les assurés sociaux Le ministre de la santé déclarait il y a quelques semaines qu'il fallait "sortir du tout gratuit". Avant lui, l'ex-ministre de la santé J.Barrot présentait une idée de réforme en plaidant pour la sortie "des petits risques" de l'assurance obligatoire avec report de ceux-ci sur les mutuelles ou les assurances. Il s'agit là, à notre avis, d'une inquiétante dérive.
Pour éviter ces pires scénarios que représente cette orientation vers une privatisation rampante de la protection sociale, il est grand temps de lever les tabous sur les ressources de la sécu et à ouvrir le débat sur la participation des entreprises, ainsi comme le proposent les Mutuelles de France de faire contribuer tous les revenus, y compris les revenus financiers .

Ecoutez-voir ..

Voeux de François Baroin...
1/ Métro : Dans ses voeux, F. Baroin a rêvé d¹un mode de transport troyen adapté, modeste mais efficace. Il a fustigé les projets de l’opposition, irréalistes, comme le tramway. Nous aurions dû lui proposer le métro. Moins coûteux, puisqu’on a déjà le jet d’eau de la Fontaine Argence.
2/ La Mer: Il a également ironisé sur le fait que Troyes, bien que ville touristique, ne pouvait pas devenir une ville du bord de mer. Dans un souci d’assistance, j’ai proposé à Gilles Millière, notre prestigieux chef d’orchestre, présent dans la salle, de mettre au programme de l’orchestre symphonique celle de Debussy.
Casquette..
Notre ami Raymond Clivot, fait remarquer dans une interview à Libé qu’avant guerre les ouvriers de gauche portaient casquette et les autres le béret. La coiffure reste un élément discriminant, pure preuve les casquettes portées d’une certaine manière, selon le groupe auquel les jeunes appartiennent, à l’envers ou penchées......Malicette .
Baroin est pour les licenciements(1)..
"Le développement économique doit nous obséder " clame en grand communicateur le député, maire, président de la CAT et accessoirement vice-président de l'Assemblée National François Baroin. Développer l'économie, c'est développer l'emploi. Et la meilleure façon de développer l'emploi, c'est déjà tout faire pour garder ceux déjà existants. Malheureusement, on ne peut pas dire que F Baroin se bat pour conserver les emplois des salariés de Jacquemeard, pas plus d'ailleurs qu'il ne s'était battu pour conserver ceux de Aubelin, Benetton, etc ; la liste serait trop longue. Pour preuve : alors que les salariés de Jacquemard et leurs syndicats luttent encore pour obtenir le gel des 280 licenciements, que les élus communistes rencontrent le préfet, le président du Conseil régional afin de faire avancer des propositions innovantes permettant aux salariés de conserver un emploi, F. Baroin lui a déjà fait une croix sur tout cela. Il se positionne déjà dans l'accompagnement du plan social. Une bonne prime de licenciement, un petit tour dans une cellule de reclassement et l'affaire est jouée. Jacquemard sera en Roumanie et ses salariés au chômage. En fait, la seule obsession de Baroin et de ses amis est de faciliter le départ des entreprises vers l'étranger. Le frère de son ami Sarkozi n'a-t-il pas dit "qu'il était fièr d'être un patron qui délocalise."
Baroin est pour les licenciements(2)..
A l'occasion de ses vœux F. Baroin a dit : "je souhaite apporter un soutien actif aux salariés en difficulté". Mon œil ! Il vient de voter des deux main à l'Assemblée nationale, la suppression des mesures anti-licenciement contenues dans la loi de modernisation sociale. Les articles 97 et 98, par exemple, qui rendaient obligatoire pour le patron d'une entreprise de plus de 50 salariés une étude d'impact social et territorial de son projet de licenciements. Ou encore, les articles 101 et 106 qui créent pour les comités d'entreprise la possibilité d'user d'un droit d'opposition et de formulation de propositions alternatives, et cela dans le cas d'un plan ayant pour conséquence la suppression d'au moins cent emplois. Etait-ce trop demander ? Aujourd'hui, grâce à F. Baroin et ses amis, les patrons peuvent licencier avec encore plus de facilité. On n’arrête pas le progrès !.


JiPeCe

Marie-Françoise Pautras  Nos lecteurs gardent en mémoire les vigoureuses actions sur les problèmes de santé (amélioration des urgences, maintien du centre anti-sida...).

Voeux de M.F. Pautras

Les communistes sont condamnés à toujours être des combattants, pour une société plus fraternelle, plus juste, et au nom des valeurs, liberté, égalité, fraternité. Malgré les coups, il faut se remettre debout et en marche, avec la force de l'espérance. Je souhaite à toutes et à tous, du fond du cœur, une très bonne année 2003.
Marie-Françoise Pautras
Conseillère générale communiste de
La Chapelle-St-Luc / Les Noës

Emploi
Des propositions novatrices pour répondre à l’urgence et créer une nouvelle dynamique

Pierre Mathieu, Conseiller régional, nous fait part de ses propositions
Pierre Mathieu, Conseiller régional, nous fait part de ses propositions.
La Dépêche de l’Aube : Lors de la dernière session du Conseil régional, tu as été le premier élu à intervenir dans le débat budgétaire sur la situation de Jacquemard et de l’emploi dans la région de Romilly-sur-Seine. Pourquoi ?
Pierre Mathieu : Il aurait été inconcevable, au regard de la gravité de la situation que le Conseil régional ne discute pas de cette situation d’entrée. Nous avons affaire à une véritable catastrophe économique et sociale, avec le risque de laisser à l’abandon et de plonger dans la précarité et l’insécurité sociale une part très importante de la population et des salariés. Si rien n’est entrepris de vraiment neuf, il y a le risque d’un déclin d’un bassin de vie dont la spécificité est la part extrêmement importante qu’occupe l’emploi industriel dans les activités économiques. Avec les salariés et mes amis élus communistes, je ne me résigne pas à cette situation, convaincus qu’il est possible de faire autre chose et autrement.
D.A. : Concrètement, qu’as-tu proposé ?
P.M. : Tout d’abord une très forte mobilisation de moyens et d’actions de la Région dans le cadre de ses compétences dans les domaines économiques, de la formation professionnelle, de l’aménagement du territoire, de la mobilisation et de l’utilisation des fonds européens. J’ai proposé que l’on sorte des sentiers battus et que l’on ne se contente pas d’un simple accompagnement des plans de suppressions d’emplois.
Concernant Jacquemard, j’ai demandé de geler le plan en cours pour donner le temps nécessaire à l’étude d’alternatives possibles au projet de la direction, pour réunir la table ronde que nous avons demandé avec la participation de tous les acteurs. J’ai rencontré avec Joë Triché, conseiller général, et Yves Bouteiller, conseiller municipal de Romilly, M. le Préfet de l’Aube le 14 janvier, qui nous a indiqué qu’il réunirait cette dernière le 3 février prochain. C’est un premier pas qui ne sera positif que si celle-ci débouche sur de véritables solutions et un programme sérieux de travail avec de réelles ambitions et les moyens de les atteindre.
D.A. : Concernant le dossier, quelles doivent être les pistes recherchées ?
P.M. : Faire en sorte que le nombre de postes supprimés soit le moins important. Ce qui implique de réfléchir et de travailler dès maintenant à l’évolution et à la diversification, au développement des productions sous peine de voir sous peu les problèmes s’aggraver.
Nous proposons qu’un maximum de salariés puisse garder leur statut de salarié et leur rémunération en bénéficiant d’une véritable formation débouchant sur des emplois concrets dans le secteur ; ce qui suppose, dès maintenant, de travailler à la venue et au développement d’activités nouvelles. Nous proposons que l’ensemble des collectivités, Région, Conseil général, Ville de Romilly, se réunissent pour définir et mettre sur pied une zone économique susceptible de répondre aux défis des mutations industrielles en cours et de générer un véritable dynamisme économique. Des atouts existent ; ils doivent être mobilisés.
D.A. : Lesquels ?
P.M. : Il y a d’abord des hommes et des femmes qui savent travailler et qui ne demandent que cela. Il y a de nombreux locaux industriels disponibles et des espaces qui peuvent être aménagés. Nous sommes dans un secteur où les crédits européens peuvent être mobilisés (FSE - FEDER). Nous sommes en proximité de la région parisienne et de voies de communication importantes. Il y a dans la région des entreprises qui peuvent jouer un rôle (Centrale EDF, SNCF, Soufflet, Vatry...).
En partant de cela et avec la volonté d’aller de l’avant, il faut concentrer des moyens importants au plan

financier, d’aménagement du territoire, de formation professionnelle. Lors d’une rencontre de travail, en décembre dernier avec les organisations syndicales de Jacquemard, le président de la Région m’a indiqué qu’il était prêt à faire ce qu’il fallait. Le Préfet de l’Aube nous a indiqué que des crédits d’état pourraient être débloqués et les fonds européens mobilisés. Si le département et la Ville de Romilly s’y mettent, la situation peut bouger. Mais il faut s’y mettre sans tarder ! Trop de temps a déjà été perdu. Et comme je l’avais fait remarquer au Conseil régional, il est anormal que la région de Romilly n’ait pas pu bénéficier jusqu’à maintenant des zones d’activités économiques créées tant au niveau régional que départemental.
D.A. : Revenons aux propositions que tu as défendues à la Région et aux réponses que tu as obtenues.
P.M. : Pour rester sur ce dossier, j’ai demandé et obtenu une décision de principe pour un étude par les dispositifs régionaux des qualifications de l’ensemble des salariés du secteur. Ceci est important pour construire des offres de formations adaptées et correspondant aux attentes et aux besoins des salariés et à la situation de l’emploi. Pour Jacquemard, un accord de principe nous a été donné pour que la Région prenne en charge la réalisation du «portefeuille de compétences» de chaque salarié des entreprises du groupe ; ce qui ne pourra qu’aider aux actions de formation à entreprendre.
Plus globalement, j’ai formulé la proposition de la création d’un Fonds régional de protection et de promotion des salariés dont l’objectif serait la mobilisation de moyens financiers nouveaux et une autre utilisation de ceux qui existent aujourd’hui au titre de l’emploi et de la formation professionnelle, pour faire en sorte que les salariés puissent réellement disposer d’une sécurité de revenus, de garantie de formation et d’emploi. Cette proposition révolutionnaire, qui va à l’encontre de tout ce qui s’est fait jusqu’à présent, nécessite un travail important et une construction avec tous les acteurs concernés. J’ai obtenu qu’elle soit étudiée par le Groupe Mixte qui regroupe les commissions emploi, formation professionnelle, économie du Conseil régional et la commission correspondante du Comité économique et social. C’est un début.
D.A. : Et concernant la formation professionnelle des salariés ?
P.M. : Beaucoup plus doit être fait. Il devrait être mieux tenu compte de la réalité des problèmes posés car, dans le textile comme dans d’autres secteurs, ce sont les salariés les moins qualifiés, les moins bien payés qui bénéficient le moins des crédits et des actions de la formation professionnelle continue. Les critères de la Région, parfois trop rigides, doivent être revus.
Aux côtés des entreprises qui doivent s’impliquer beaucoup plus, nous proposons que la Région fasse de gros efforts pour faire monter les qualifications des salariés. Cela nécessite de l’argent. Mais c’est de l’argent pour les femmes et les hommes leur permettant d’avoir les meilleurs atouts pour conserver ou retrouver un emploi plus qualifié, mieux rémunéré.
D.A. : Pour conclure ?
P.M. : La situation appelle aussi des décisions d’une autre nature que celles qui sont en oeuvre aujourd’hui au niveau de l’état et de l’Europe pour placer réellement l’intérêt des salariés au coeur des décisions, pour faire prévaloir la coopération et le développement humain, au lieu de la concurrence sauvage et dévastatrice et de la loi du fric. Du local au mondial, ce qui reste déterminant pour faire bouger ceux qui ont aujourd’hui tous les pouvoirs reste bien l’action déterminée des salariés et de la population. On peut compter sur les communistes et leurs élus pour que la situation ne reste pas en l’état.

Troyes
L’Orchestre d’harmonie Fête Offenbach

Le temps ne s’y prêtait guère, mais on est encore venu en foule applaudir l’Orchestre d’Harmonie de Troyes, ainsi baptisé car c’est une Harmonie Municipale haut-de-gamme qui se rit des difficultés provoquées par les compositeurs pas toujours gentils garçons et par les intempéries qui se débandent un peu n’importe quand. Il y avait aussi deux chanteurs solistes, Aurélia Legay et J.Michel Ankaoua, aux voix solides et malicieuses comme il sied à cette musique d’Offenbach. Tous les ans, pour ce concert semi-viennois, on donne dans la musique joyeuse, légère et chaude pour contrarier les misères du temps et de la politique.
Cette année, Gilles a sorti tout son Offenbach, immigré allemand venu en France pour faire une belle carrière et se moquer de nos travers. C’est un compositeur admiré pour sa facilité (apparente), sa faconde, son humour,


son sens de la caricature. Il s’est moqué des dieux et des princes (dont Napoléon III), des militaires et des héros, ce qui n’est pas la même chose. Sa musique a la bougeotte et possède des vertus guérisseuses. C’est pourquoi notre belle Harmonie l’a choisie. On en avait besoin. Voyez les douleurs de notre époque. Les intermittents du spectacle, menacés de disparition par la grâce du MEDEF et du gouvernement, sont venus se plaindre, à juste titre. M. Sebeyran a affirmé les avoir entendus. Il va se rendre à Paris tirer la sonnette et les oreilles de M. Raffarin. Ce sera sa Vie Parisienne à lui.
Notre belle harmonie si précise, si raffinée, si éclectique nous donne rendez-vous le jeudi 13 février à 18 h 30 pour un «divertissement en musique».


Jean Lefèvre.

Les élus communistes chez le Préfet pour la défense de l’emploi
Romilly-sur-Seine
Les familles vont encore payer
Hausse des impôts locaux et des taxes en 2003
Réuni le 20 décembre, le Conseil municipal avait à débattre de dossiers importants.
Ainsi par exemple les orientations budgétaires pour 2003, la cession des terrains de l’ancienne base aérienne à M. Merle, Pdg des centres Leclerc et le déplacement d’une partie des activités de la Poste dans les locaux de l’ancienne usine la Concorde. Sur ces trois dossiers, Yves Bouteiller et Joë Triché devaient exprimer l'opinion des élus communistes et partenaires.
L'emploi enterré
«Après avoir trahi les communistes en 1989, l'U.D.F en 2001, qui lui reste-t-il à trahir ? Les romillons» ? En reprenant cette déclaration de l'ancienne première adjointe de Michel Cartelet, Yves Bouteiller plante d'entrée de jeu le décor. Au regard du programme électoral de la municipalité et de ce qu'elle fait concrètement aujourd'hui, on en est plus à se poser la question. Et l'élu communiste de poursuivre : «si depuis plusieurs semaines, une véritable déferlante s'abat sur notre ville, vous avez Monsieur le Maire préparé le terrain des casseurs de l'emploi.»
«Romilly, ville de production, c'est fini !, déclariez-vous, il y a moins d'un an, suppression de 90% des subventions aux organisations syndicales lors du dernier budget, refus de mettre aux voix le vœu pour la défense du service public d'EDF GDF en octobre, la boucle est bouclée, votre responsabilité pleine et entière. Elu en 1989 avec la complicité de la droite pour sortir Romilly du "moyen âge", vous avez louvoyé à coups de manœuvres politiciennes depuis près de 14 ans, non pour servir, mais, pour vous servir ! Incapable de prendre une initiative d'envergure, de présenter une vision à long terme de développement pour notre ville, vous avez érigé en système de gestion, la démagogie, le mensonge et trop souvent, la duplicité. Tantôt vous festoyez dans les salons de la sous-préfecture, tandis que le personnel de Jacquemard manifeste son désespoir et sa colère devant les grilles, tantôt vous manifestez à leurs côtés, non sans avoir déclaré le contraire dans la presse le matin même !»
Une équipe résignée
«Romilly s'enfonce inexorablement dans un déclin que vous êtes incapable d'endiguer. Les orientations budgétaires présentées ce soir démontrent l'inconsistance de vos propositions.Vous avez déclaré vous en remettre à l'état, comme d'autres s'en remettent au ciel, pour sauver Romilly. La presse et les politiques responsables ont résumé leur sentiment à la sortie de la réunion avec la DATAR, il y a quelques jours par cette formule : "aide toi, le ciel t'aidera !" Rassurante perspective ! Et, ce n'est pas, comme nous aurons l'occasion d'y revenir, en se liant à un affairiste local, auquel vous semblez ne rien pourvoir refuser et dont les déclarations montrent le mépris du patronat local pour les salariés de notre bassin, qui redorera le blason de votre municipalité.»
Aucun projet d'avenir
«En fait, votre projet est inexistant, il suffit pour s'en convaincre, de lire à la page 46 du document de ce soir, le chapitre "affaires économiques", pour constater l'absence totale de perspective, pour l'avenir de notre ville. Concernant les orientations budgétaires pour 2003, le constat est le même : "Le néant"! Même les promesses énoncées en mars dernier, lors des orientations précédentes, ont pratiquement toutes disparues : construction d'un équipement culturel,

redistribution des locaux du conservatoire, extension de l'hôtel de ville, construction de la station d'épuration, etc. Seul, subsiste le projet "cercle hippique", serpent de mer à la barbe blanche, en totale contradiction avec les déclarations de votre adjoint qui déclarait à la dernière "A.G". : «pour la réalisation de ce projet, il faudra que trois conditions soient remplies, la plus importante étant qu'il entre dans le cadre du projet du Pays de Seine et Plaine Champenoise». Rappelons pour l'anecdote, que ce pays n'est pour l'heure, qu'à peine constitué !»
Après avoir été minimisées, les difficultés financières de la ville enfin reconnues.
«Concernant les finances locales, votre rapport confirme, malgré les allégations de votre adjoint, abondamment reprises par une presse bien mal informée, les difficultés financières "gravissimes" dans lesquelles se débat notre ville, difficultés mise en lumière par le Trésorier Payeur de Romilly : peu de marges de manœuvre, épargne disponible négative, ce qui indique que les recettes de fonctionnement ne permettent pas de financer l'annuité de la dette, une fiscalité supérieure à la moyenne de référence et que vous voulez encore aggraver l'an prochain.
Vous devez avouer que le niveau d'endettement, résultat de vos quatorze ans de gestion, ainsi que la faiblesse de l'épargne disponible atteste d'une marge de manœuvre faible, je dirais pour ma part pratiquement inexistante, la preuve en est du peu de propositions nouvelles pour 2003 et de votre propension à repasser les plats, inscrivant d'années en années les mêmes travaux qui ne sont pas réalisés. Exemples : les travaux rue Herbesace ou Chaussée de Sellières, l'alimentation en eau potable dans le quartier de Mignonette, la réalisation d'un bâtiment relais modulaire zone Jacquard, la réalisation du lotissement communal aviation-sud 5, les travaux de sécurité à l'Hôtel de ville et à la Bourse... J'en passe et des meilleures, vous faisant grâce au passage des études et réflexions de toutes sortes !»
Plus d'impôts et de taxes pour les familles
«Malgré les difficultés de plus en plus criantes de notre population, relevées dans le "diagnostic social" de décembre 2001, qui nous obligent à augmenter de manière systématique le budget du CCAS, le malheureux succès des Restos du Cœur ou desdistributions alimentaires des bénévoles du Secours Populaire, par exemple, vous proposez d'alourdir encore la pression fiscale, de majorer le prélèvement de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, lourde déjà de 670.000 euros, que vous avez rétablie en 1991, sans oublier l'augmentation des taxes sur l'eau et l'assainissement, au mépris de vos engagements électoraux de 2001. Par ce matraquage fiscal, vous favorisez la fuite d'une population qui n'en peut plus de payer toujours plus pour toujours moins de services.
En conclusion, Monsieur le Maire, permettez-moi, à l'instar de nombreux romillons, de me demander s'il y a aujourd'hui, "un pilote dans l'avion Romilly ?" Avez-vous une vision claire de l'avenir de notre ville, une volonté affirmée, une compétence réelle à mettre au service de nos concitoyens ? Si, comme nous le savons que trop, rien de cela n'existe, il est temps d'en tirer les conséquences qui s'imposent ! Car, si l'on ne change pas une équipe qui gagne, peut-on encore longtemps en conserver une aussi médiocre ?» .

La table ronde démandée par les élus communistes
à la Préfecture se réunira le 3 février 2003

Romilly-sur-Seine
La Poste déménage La casse du service public en marche

C’est ce que devait souligner Joë Triché qui déclara : «Ce projet n’est pas aussi anodin qu’il peut y paraître à la lecture du rapport. Il recouvre en effet des enjeux beaucoup plus fondamentaux car il s'inscrit dans le cadre d'une restructuration complète de la Poste imposée par les directives européennes sous la pression des grands lobbies industriels et financiers. L'objectif étant d'engager la privatisation des activités de la poste et de remettre en cause le service public.
Par exemple, l'ouverture à la concurrence de la distribution du courrier, va se traduire par le fait que la moitié de celle-ci soit à peu près 30 milliards de francs de chiffre d'affaire, sera assurée par des opérateurs privés avec tous les risques d'une remise en cause de la qualité de la distribution du courrier qui s'effectuera à des coûts plus élevés pour les usagers. Ainsi, c'est l'ensemble de la distribution du courrier qui sera sous la

pression permanente des critères de la rentabilité financière qui est en totale contradiction avec la notion de service public.
D'ailleurs, si j'en crois ce qui se dit ou s'écrit, cette réforme inquiète beaucoup le personnel bien sûr, qui craint pour son statut et l'emploi public qui va considérablement diminuer. Mais, cette réforme inquiète aussi beaucoup les élus locaux notamment ruraux qui craignent la fermeture de leur bureau de Poste ou de devoir payer pour le conserver.
C'est la première raison qui nous conduira à ne pas voter ce rapport. La seconde tient au fait qu'il appartient à la Poste d'assurer ses choix et qu'elle ne doit donc pas avoir recours aux collectivités locales pour réaliser ses projets. Cette demande à un but bien précis, associer les élus et les collectivités locales au processus de privatisation de la Poste. Ce que nous refusons» .