La Dépêche de l'Aube n°646 du 07 Février 2002.......La Dépêche de l'Aube n°646 du 07 Février 2002

La dépêche de l'Aube n°646 du Jeudi 7 février 2002

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Comment contrer les stratégies patronales de délocalisations vers les pays à bas salaires ? à cette question, des réponses de gauche sont attendues par des millions de salariés.

Nogent-sur-Seine


Bertrand Faure

La cause "économique" des licenciements, contestée

Comment contrer les stratégies patronales de délocalisations vers les pays à bas salaires ? à cette question, des réponses de gauche sont attendues par des millions de salariés.

Fin 2000, la fermeture de l’usine Bertrand Faure de Nogent-sur-Seine laissait sur le carreau 236 salariés. Lundi 28 janvier, l’affaire était évoquée au tribunal des prud’hommes de Romilly, puisque 185 ex-salariés dénoncent les conditions et la nature de leur licenciement.
Salle pleine pour l’audience du tribunal des Prud’hommes de Romilly qui, pour la circonstance, s’était transporté salle François Mitterrand ; 185 des 236 salariés licenciés fin 2000 ont porté leur dossier devant la juridiction prud’hommale pour dénoncer les conditions de leurs licenciements.
La cause «économique» sérieusement mise en doute
Pour Philippe Journot et la CGT qui représentait 81 salariés, le motif «économique» invoqué par l’employeur pour fermer son site n’est ni «réel», ni «sérieux» ; conclusion d’ailleurs abondée par un autre défenseur du personnel qui citait un article, paru dans le journal «Investir» en 1978, et dans lequel le président de Faurécia évoquait des embauches dans le groupe et une situation financière «ne laissant présager aucune difficulté à court ou moyen terme.» Arguant de coûts de productions trop élevés à Nogent, le représentant de la direction de Faurécia a légitimé la fermeture du site : «pour rester présents dans une activité où tous les concurrents ont déjà soustraité ou délocalisé». La question des délocalisations vers des pays à moindres coûts de production est donc bien au coeur du calvaire vécu par les salariés du site nogentais, et les décisions prises par les patrons de Faurécia s’inscrivent bien dans une stratégie délibérée.
«Exercice 2000 - une année de forte croissance» : dans un communiqué de presse, disponible sur le site www.faurecia.com , le groupe annonce un chiffre d’affaire 2000 en progression de 21% sur 1999 et avoir «démarré plusieurs unités industrielles [...] qui contribueront à la croissance du chiffre d’affaire». Dans l’exercice 2000, 74 millions d’euros ont d’ailleurs été provisionnés à titre de charge exceptionnelle liée à des, sic : «fermetures de sites industriels et [...] pour diverses mesures de réduction de coûts.» Au premier semestre 2001, l’équipementier automobile n°1 en Europe annonçait un résultat en progression de 44,2% par rapport au premier semestre 2000 et une progression de 18,2% de son chiffre d’affaire «sièges d’automobiles». Faurécia se porte à merveille et la


cause réelle de la fermeture de l’usine de Nogent est d’abord la recherche de rentabilité financière par la diminution des coûts de production, comme ils l’indiquent d’ailleurs eux-mêmes dans leurs publications.
Les intérêts des puissances de l’argent contre l’emploi
Les Bertrand Faure, comme beaucoup d’autres dans l’Aube et en France, sont victimes de choix stratégiques dictés par les puissances de l’argent. Les amendements communistes à la loi de modernisation sociale rendant plus difficiles les «licenciements boursiers» avaient précisément pour finalité de donner de premiers outils utiles aux salariés pour se défendre dans des situations similaires à celles vécues par les Bertrand Faure. En expurgeant la loi de telles dispositions, le Conseil constitutionnel - dont sont membres les socialistes Jean-Claude Colliard et Pierre Joxe a cédé devant les pressions du Médef, de la droite et du monde de la finance. La question des délocalisations et d’une politique industrielle pour l’emploi et la croissance réelle doit être au centre des débats des prochaines élections présidentielles. C’est une question fondamentale qui concerne des millions de françaises qui subissent actuellement les «oukazes» patronales. La loi «Hue» sur le contrôle et l’utilisation des fonds publics octroyés aux entreprises est une première avancée. Comment accepter que des entreprises qui touchent des millions d’€uros d’aides publiques puissent licencier selon leur bon vouloir ou celui de leurs actionnaires ? Robert Hue, qui sera à Saint-Julien-les-Villas le 19 février prochain pour rencontrer les salariés, les syndicalistes et les élus sur la question des délocalisations et de la politique industrielle n’entend pas esquiver le débat. Parce que les problèmes de l’emploi, de la formation et des droits nouveaux sont au centre des préoccupations de nos concitoyens, il entend, avec cette initiative, que les premiers intéressés puissent s’exprimer et contribuer à l’élaboration de vraies réponses de gauche pour contrer les appétits financiers des capitalistes.


Alain Keslick


www.faurecia.com

Marie-Georges Buffet avait fait le déplacement de Porto-Alegre. Sur notre photo, une interview donnée à la presse.

Après le Forum social mondial de Porto-Alegre

Recherches d'alternatives à la mondialisation capitaliste

La mondialisation capitaliste tend à nier les personnalités et les souverainetés des peuples, et elle est le terreau des racismes et des fanatismes.
On le constate : aggravation des inégalités entre pays riches et pays pauvres, désastres écologiques, domination des puissances financières et des États-Unis, guerres sanglantes et leur cortège de personnes déplacées, montée des nationalismes et des intégrismes, terrorisme, la liste est longue des fléaux du capitalisme mondialisé. La résistance se développe cependant, comme l’a montré la tenue du Forum social mondial de Porto-Alegre au Brésil. Ou les mouvements qui affirment, dans notre pays, l'exigence de donner la priorité à l'être humain, plutôt qu'au profit et aux marchés financiers. La France, avec l'autorité dont elle dispose, peut jouer un rôle pour faire reculer la pauvreté, combattre la toute puissance des institutions international (FMI, OMC, etc) et européennes qui imposent l'ultralibéralisme.
La première initiative d'envergure en France
ayant pour but de rechercher des pistes alternatives à la mondialisation capitaliste est celle proposée par les communistes avec le "Forum pour un autre monde" qui se tient les 15, 16, 17 février en région parisienne à Villejuif

(Cf Dépêche n°644). Sous l'égide du journal l'Humanité avec Beur FM, ce Forum est coorganisé par l'Association "Forum pour un autre monde", par la Fédération nationale des Mines et de l'Energie, par le Centre Tricontinental des Alternatives Sud, par l'Association "Droit à l'énergie", par l'Association "Méditerranée solidaire", par le Forum mondial des Alternatives, par le relais des Associations algériennes des Femmes démocrates, par l'Organisation internationale des électriciens et mineurs.Que peut la politique, en liaison avec les luttes sociales, face aux multinationales et aux marchés financiers ? Après le sommet de l'OMC à Doha, l'exigence de la défense et la promotion des services publics, de la santé et de la protection sociale. Culture, Savoir, Information pour tous: les moyens d'une citoyenneté mondiale. Du local au mondial : nation, Europe, monde. écologie, territoires, développement durable. Un monde en paix et en sécurité. Une communauté des peuples solidaires. Droits des femmes, féminisme, égalité, libération, émancipation. Ville, coopération et partage. À l'opposé de la mondialisation capitaliste, c'est une mondialisation de la coopération qu'il est possible de construire, en l'associant à une réorientation de la construction européenne. Discutons-en


Humeur

Cachez ce nom que je ne saurais voir

Le MRAP est une association tout ce qu'il y a de reconnu et de respectable, même que toutes les collectivités lui versent des subventions. Un seul ennemi farouche le montre du doigt : le F.N. Car le MRAP est une association reconnue d'éducation populaire qui lutte contre le racisme et propose l'amitié entre les peuples. Intolérable !
Le MRAP vient de déposer, dans le plan «contrat ville», un projet appelé «Paroles de femmes» qui propose de mettre en valeur les compétences féminines dans leurs activités quotidiennes et citoyennes, dans les quartiers : faire émerger la parole, l'écrire et la publier et aussi construire un spectacle avec des femmes de toutes cultures et nationalités. Des artistes professionnels encadrent le travail. Les militantes et militants du MRAP participent bénévolement aux activités en partenariat avec des associations de quartiers. Ce projet s'inscrit dans les objectifs définis dans « contrat-ville » par les décideurs Etat et collectivités territoriales. Il est déclaré recevable et même très intéressant. Techniquement im-pec-ca-ble.
Impeccable certes, mais il faudrait changer le nom du porteur du projet, le MRAP pardi, ce pelé, ce galeux, d'où nous vient tout le mal ! Refus de la CAT de financer ce projet (modeste) parce que selon le maire de Pont Ste Marie “le MRAP est une association marquée, une association militante”.
De la Préfecture sortent des bruits et conseils amicaux : « Il serait bon que le MRAP confie son bon projet à une autre association qui ferait l'unanimité », changer de nom, trouver un porteur agréé, labellisé, formaté, innocent, bien en cour, c'est tout simple. C'est comme l'employeur qui a dit à ma copine Delphine Mohamedir, «vous avez les diplômes, vous êtes compétente, impec-ca-ble, je vous prends si vous changez de nom».
Le MRAP qui lutte contre les discriminations est choqué par cette proposition. Nous aussi.


Jean Lefèvre

Ecoutez-voir...

...Délinquance

...Les plus et les moins du maire de St-André-les-Vergers

Délinquance
La délinquance est en pleine euphorie dans l’Aube. Elle a augmenté de 15%. Déja de gros bataillons politiciens se ruent à l’assaut du phénomène, y allant de leurs solutions: arrestations, tribunaux, emprisonnements, oui, oui, qu’on punisse les coupables et même qu’on les bastonne. Le plus gros taux de croissance vient des infractions économiques et financières (+ 36%), commerçants paumés avec la petite monnaie, patrons qui connaissent mal le maquis des lois etc. En fait, la délinquance sévit surtout dans les milieux qui connaissent pas bien les façon tout à fait légales d’êtres malhonnêtes.


Malicette


Les plus et les moins du maire de St-André-les-Vergers
Après les plus de Alain Balland dont les dryats, ma foi, ce seraient bien passé (+ 22 % d'impôts locaux dont 7 % du Conseil général et + 20 % de taxe d'enlèvement des ordures ménagères ), mesdames, mesdemoiselles, messieurs, voici les "moins" de Alain Balland. Ils concernent dans un premier temps le personnel communal. Vont-ils se traduire par du positif pour les habitants de St-André-Les-Vergers ? Si franchement, on peut en douter, ils ne constituent cependant pas une surprise. La réduction des dépenses de personnel (donc la baisse des effectifs) était en bonne place dans le programme de la droite. La promesse est tenue. Les contrats à durées déterminées ne sont plus renouvelés. Non content de renvoyer les gens au chômage, Alain Balland, qui entend gérer cette commune comme une entreprise, s'en prend maintenant aux droits des employés communaux. Celles et ceux qui seront malades plus de dix jours dans l'année se verront supprimer deux jours de congés. Au-delà de quinze jours d'arrêt maladie, il en coûtera quatre jours de congés au vilain malade. Un salarié malade plus de vingt jour aura six jours de congés en moins. C'est le progrès social vu par la nouvelle majorité municipale. Entre ces plus et ces moins, les dryats doutent de plus en plus de la capacité de leur nouveau maire à répondre à leurs vrais problèmes.

 

Logement-Mon Logis

La direction de Mon Logis cumule toute les tares

Après s'en être prise :
aux locataires, qu'elle a méprisés dans l'affaire des surfaces corrigée.
à ces salariés auxquels elle impose un régime de terreur, bien caractérisé par l'humiliation infligée sur leur lieu de travail à trois employées qui se sont vues signifier dernièrement leur licenciement par un huissier de justice.
aux syndicalistes qui, un à un sont harcelés, discriminés, réprimés, poursuivis devant les tribunaux,
aujourd'hui, la direction en place à Mon Logis s'attaque aux élus de la République dans le cadre même de leur fonction. Que ce soit un élu du PCF qui en soit la cible, cela n'a rien de surprenant. Depuis des années, les élus communistes mènent bataille pour que la transparence dans la gestion de Mon Logis soit faite et leur soutien actif aux locataires à déjà permis à ces derniers de se faire rembourser plusieurs millions de francs injustement perçus par Mon Logis.
Loyers plus chers, taux de logements inoccupés bien supérieurs à la moyenne nationale, bâtiments mal entretenus, pas de dialogue social, ni avec les locataires, ni avec les syndicats ; non seulement la direction de Mon Logis cumule toutes les tares, mais elle ne supporte pas que l'on y face référence. Et pourtant il y a de quoi.
Plusieurs plaintes ont été déposées par les associations de locataires, les organisations syndicales et les salariés, le service régional de la police judiciaire (SRPJ) a mené une enquête. Trois audits ont été réalisés (KPMG, SECAFI, SYNDEX) mais leurs conclusions sont restées occultées.
Dans un rapport, la Mission interministérielle du logement sociale (MILOS) a sévèrement épinglé la gestion de Mon Logis.
Plurial, qui regroupe les organismes collecteur du 1% patronal au niveau de la région Champagne-Ardenne et dont la direction de Mon Logis est partie prenante, à fait également l'objet d'un rapport des plus sévères de la part de l'AMPEG (agence nationale pour la participation des employeurs a l'effort de construction).

De plus en plus de voix s'élèvent pour mettre un terme à la gestion et aux pratiques scandaleuses de la direction de Mon Logis. Mais au sein de ce large mouvement de rassemblement, le silence des décideurs politiques locaux pose de plus en plus question. Des élus du Conseil général, de la CAT, de la ville de Troyes et de Romilly-sur-Seine siègent au Conseil d'administration de Mon Logis. Jamais aucun d'eux n'a contesté les décisions pourtant très contestables de la direction de Mon Logis. Qui ne dit rien consent. Ils devront s'en expliquer tôt ou tard devant les Aubois .

Mardi 12 février à 14 h
au tribunal d'instance de Troyes
Rassemblement
de soutien à Joseph Seghetto

Joseph Seghetto à fait son devoir d'élu.
Maire adjoint à Bar-sur-Seine, il a mis en alerte le Conseil municipal sur les multiples irrégularités dont est coutumière Mon Logis et qui ont été soulignées par la Mission interministérielle d'inspection du logement social. Il a rappelé que cette société a été condamné par la Cour d'appel de Reims pour application illégale du surloyer. Joseph Seghetto s'est ému également du comportement intolérable de la direction de Mon Logis à l'égard de son personnel et de la représentation syndicale.
N'y aurait-il aucun lieu dans notre République où l'on pourrait débattre du problème que pose la gestion et les agissements de la direction de Mon Logis sans s'exposer pour autant à un procès en diffamation ?
L'incroyable impunité dont jouit depuis trop longtemps la direction de Mon Logis renforce son arrogance à un point tel qu'elle se croit aujourd'hui autorisée à tenter de museler la liberté de parole des élus locaux.
Le même jour, à la même heure, aura lieu le procès tout aussi scandaleux d'un syndicaliste de la CFDT.


Venez nombreux
leur apporter votre soutien !


Romilly-sur-Seine

Naissance de "Romilly autrement"

Forts des 47,2% obtenus aux élections municipales de mars 2001, des candidates et candidats de la liste emmenée par Joë Triché, conseiller général, viennent de créer une association nommée «Romilly autrement».
Elle a été présentée à la presse vendredi dernier ainsi que les motivations qui ont prévalu à sa création. Comme devait le rappeler Joë Triché «dès le lendemain de ce scrutin [les municipales de mars 2001, ndlr] je me suis interrogé sur la manière dont pouvait se poursuivre le travail entrepris au cours de cette campagne électorale et, après en avoir discuté avec plusieurs candidates et candidats, je me suis vite rendu compte que s’était une préoccupation partagée.» Plusieurs réunions se sont donc tenues pour aller vers une prise de décisions collectives. Ainsi, l’assemblée générale constitutive, au cours de laquelle les statuts furent adoptés, s’est déroulée le 22 janvier.
L’objectif de «Romilly autrement» est de travailler avec toutes celles et ceux qui se préoccupent de l’avenir de cette ville. Elle se veut être un espace d’échanges, de débats, d’élaborations et d’actions pour faire avancer des dossiers spécifiques, au niveau économique, des sports, de la

culture, de l’environnement et du social, par exemple. En effet, face à une gestion municipale où les habitants n’ont pas leur mot à dire - on vient de le voir encore avec le dossier de l’aménagement de la base où ils ne seront pas consultés -, «Romilly autrement» souhaite devenir un espace de prise de parole pour la population. Au cours de l’assemblée générale du 22 janvier, un conseil d’administration et les responsables de cette association furent élus. Joë Triché en sera le président, Hélène Turquin et Chantal Dujancourt, vices-présidentes, Yves Bouteiller et Fanny Lambert assureront le secrétariat et Jean-Marc Vidal et Rolande Barthélemy, la trésorerie. Le prochain CA se réunira le 22 février. Comme «Romilly autrement» se veut une association ouverte sur la ville et la population, il est, dès maintenant possible de la rejoindre. Pour cela, contacter par écrit Joë Triché, 4, rue des Champs-Elysées à Romilly-sur-Seine. Il est bon de rappeler, comme cela a été précisé, que cette association n’est pas un regroupement de syndicats, formations politiques ou autres, et que l’adhésion est un acte individue.