La Dépêche de l'Aube n°643 du 17 Janvier 2002.......La Dépêche de l'Aube n°643 du 17 Janvier 2002

La dépêche de l'Aube n°643 du Jeudi 17 janvier 2002

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

La loi de modernisation sociale censurée
Robert Hue :«Se rassembler dans l’action»

Le Conseil constitutionnel a censuré la partie de la loi de modernisation sociale qui rend plus difficiles les licenciements boursiers.
Et vous les avez vu rire, les grands patrons du Médef, sitôt la nouvelle annoncée ; vous les avez vu jubiler ! Nous, nous avons en mémoire les larmes des «LU», les cris de rage des Moulinex, les chants d’orgueil blessé des Marks & Spencer et tant d’autres douleurs semées dans tout le pays par les vagues de licenciements.
Le Conseil constitutionnel invoque, pour se justifier, une notion qui n’est pas dans la Constitution :
la «liberté d’entreprendre». La liberté, pour des actionnaires milliardaires de jeter à la rue des milliers d’hommes et de femmes qui n’ont que leur travail pour vivre ! Cette décision n’est pas juridique, mais directement politique. Composé d’hommes de droite, le Conseil s’est aligné sur les voeux de la droite et du grand patronat qui étaient partis en guerre contre ce qu’ils appellent «une concession faite au Parti communiste». C’est infâme. Le gouvernement, la majorité de gauche s’étaient honorés, au contraire, en ouvrant un nouveau droit aux salariés leur permettant de se protéger contre les licenciements pour

cause de profits financiers. Mardi dernier, les députés communistes ont proposé de rouvrir le débat et d’adopter une nouvelle rédaction du texte qui préserve ce droit. Le gouvernement ne l’a pas accepté. Ce qui est en train de se passer est exemplaire du problème posé à la gauche plurielle depuis 1997. Sur plusieurs points, elle a fait de bonnes choses. Mais trop souvent, elle a cédé aux puissances financières lorsque celles-ci ont donné de la voix. En son sein, l’opinion des partisans de solutions «sociales-libérales» a trop souvent prévalu. Mais retenons cette leçon : lorsque le mouvement social, conjugué aux efforts des communistes, a été assez fort pour faire entendre ses exigences, ces pressions ont pu être contrebalancées.
L’intérêt des licencieurs ou l’intérêt général ?
Qui doit l’emporter ? Nous sommes des millions, nous sommes une majorité dans notre pays pour qui la réponse va de soi. Il va bien falloir nous faire entendre. Dans les jours qui viennent, nous allons nous rassembler dans l’action contre ce mauvais coup. Ni la droite, ni le Médef, ni personne ne doit se faire d’illusion : le dossier n’est pas clos .

Troyes


Urgences de l’hôpital Le combat va prendre une autre dimension

Six mille pétitions signées, 120 conseils municipaux apportant leur soutien à la démarche initiée par Marie-Françoise Pautras, au total plus de mille élus du département appelés à prendre position, des lettres d'encouragements et de félicitations d'auboises et d'aubois par centaines et, à la clé, un premier résultat de taille :
Les urgences de l'hôpital de Troyes vont être reconstruites à neuf
Savourons ce premier succès rendu possible grâce à l'action tenace de notre conseillère générale. Elle a, en quelques mois, obtenu les financements nécessaires à la réalisation de ce projet qui était dans les cartons depuis bien trop longtemps et qui ne semblait toujours pas être la priorité des décideurs politiques locaux. La réponse à ce laxisme est éminemment politique. Difficile en effet lorsque l'on est député de droite, à l'image de messieurs Baroin, Galley et Micaux, de demander à la fois, à l'Assemblée Nationale, le renforcement de la maîtrise comptable des dépenses de santé qui, sous la contrainte du pacte de stabilité européen, étouffe l'hôpital, et des moyens supplémentaires pour les services de santé dans son département. F. Baroin, simple spectateur dans cette mobilisation, semble gêné aux entournures.
Dans un excès de zèle, il a même refusé de voter le vœu de M.F. Pautras lorsqu'il a été proposé au Conseil municipal de Troyes par l’élue communiste Anna Zajac.
Le problème n'est pas réglé
Contrairement aux affirmations du député-maire de Troyes, le problème des urgences de l'hôpital n'est pas réglé. Certes, la promiscuité des malades qui s'entassent dans des locaux sinistres, exigus, sans fenêtre, avec des sièges en bois datant d'un autre siècle, ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Mais des locaux flambant neuf ne suffisent pas à offrir des soins de qualité. Il faut maintenant répondre au grave manque de personnel soignant : médecins urgentistes, infirmières et personnel non soignant.
Là aussi, il s'agit de choix politiques
Si le problème n'était pas aussi grave, cela pourrait faire sourire d'entendre F. Baroin parler d'un "plan Marshall pour la santé " alors que c'est justement le "plan Juppé" qui est en grande partie responsable du cruel manque d'effectifs dont souffre aujourd'hui en France un grand nombre d'hôpitaux. Aujourd'hui, la création des postes nécessaires au bon fonctionnement de l'hôpital public passe par une réforme ouvrant le budget de la sécurité sociale à de nouvelles sources de financement, notamment aux actifs financiers des grosses entreprises qui sont sous-fiscalisés. Cela nécessite d'en finir avec la multiplication des éxonérations de cotisations patronales. Il faut savoir également que l'hôpital est le seul service public qui soit contraint de payer la taxe sur les salaires. Sa suppression rapporterait à elle seule plus de 10 millions de francs à l'hôpital de Troyes, de quoi créer les emplois nécessaires à son bon fonctionnement. Le combat pour les urgences est donc loin d'être terminé, la mobilisation doit se poursuivre, s'amplifier et, sans aucun doute, prendre sa place dans la campagne électorale, car une bonne part du résultat dépend du résultat des prochaines élections.

Jean-Pierre Cornevin

Réactions de Marie-Françoise Pautras

Marie-Françoise Pautras ,conseillère générale communiste 
La Dépêche de l’Aube : à quoi est dû ce premier succès ?
M.F. Pautras : La construction de nouveaux locaux du service des urgences du CHT de Troyes, dont l’ouverture est prévue en 2004, est une avancée. La mobilisation des aubois, des élus de 120 collectivités, l’action des communistes, ont sans aucun doute pesé pour obtenir ce premier résultat.
La Dépêche de l’Aube : certains pensent que le problème des urgences est désormais réglé. Qu’en penses-tu ?
M.F. Pautras : Il est inexact de conclure que le problème des urgences est réglé. Certes, ce service disposera de bâtiments mieux adaptés, ou plus simplement aux normes. Mais dans un hôpital, ce qui compte avant tout, ce sont des médecins, des infirmières, du personnel en nombre suffisant pour assurer la qualité des soins requise dans un service public. C’est essentiel. Or, l’hôpital de Troyes est sous-doté en personnel. D’autre part, le nombre de postes attribués pour la mise en place des 35 heures est tout à fait insuffisant pour les syndicats. Il manque aussi des lits de médecine. La mobilisation doit donc continuer, s’amplifier pour faire entendre au ministère, à l’ARH, la nécessité des créer des postes et des lits en nombre suffisant. La santé a un coût mais c’est une priorité et un droit qu’un pays riche comme la France est en mesure d’assumer. Le service public, notamment celui de la santé, doit être défendu avec force. Les citoyens doivent refuser qu’il se dégrade comme en Angleterre, sous couvert de la réduction des déficits publics.
La Dépêche de l’Aube : quelle forme va prendre la mobilisation après ce premier succès ?
M.F. Pautras : La campagne de pétitions doit se poursuivre pour atteindre l’objectif fixé de 10.000 signatures. Je ne doute pas que tous les communistes du département auront à coeur de s’investir dans la poursuite d’une telle action. C’est l’intérêt de tous. Le soutien de Marie-Georges Buffet a été sollicité. Nous pouvons aussi compter sur celui des parlementaires communistes. Il est important d’obtenir gain de cause dans ce combat pour l’hôpital de Troyes

 

Romilly-sur-Seine

Sorotex Atteinte à la liberté syndicale pour mieux liquider l’emploi

Candidat sur la liste de la CGT pour les élections des délégués du personnel et au comité d’entreprise, Thierry Leblanc vient d’être licencié pour faute grave, sans préavis ni indemnité.
Dans cette entreprise qui emploie encore près de trois cent salariés, depuis quelques mois tout est vraiment fait pour supprimer des emplois et faire taire toute revendication et toute contestation. Et quand l’un d’entre eux veut faire respecter ses droits et sa dignité, la direction n’hésite pas à monter une véritable machination pour arriver à ses fins. Depuis quelques semaines, Thierry Leblanc en sait quelque chose.
Rappel des faits
1er acte : après avoir demandé, au cours de l’année 2001, un réajustement de salaire, pour Thierry, tout s’est accéléré à partir du 27 novembre dernier. En effet, au cours de l’entretien où il n’a pas manqué de se faire accompagner par une déléguée de la CGT, il s’est vu proposer un départ volontaire moyennant une prime de 30.000 F ; ce qu’il a refusé.
2ème acte : le 18 décembre 2001, convocation au bureau pour signer après d’autres la lettre d’acceptation de la suppression de la prime d’équipe et de changement de qualification. La loi et la procédure n’étant pas respectés, il refuse cette proposition. Ce même jour, Thierry Leblanc annonce officiellement sa candidature sur la liste CGT en présence de son chef.
3ème acte : le 20 décembre au matin, la liste CGT est remise à l’employeur qui ne tarde pas à dégainer. Le lendemain, il lui envoie, en effet, une lettre recommandée le convoquant pour un entretien en vue de son licenciement. Quelques jours plus tard, le 27 décembre exactement, en présence d’une déléguée CGT, Thierry se voit reprocher des propos soi-disant tenus à un client : «ce n’est que de la m....» qu’il dément de la manière la plus catégorique. Ainsi, chacun sera à même de constater que c’est après avoir appris officiellement que ce salarié figurait sur la liste CGT qu’un motif de licenciement pour faute grave a été trouvé pour des faits remontant au 14 décembre qui n’ont été l’objet d’aucune remontrance jusqu’à ce moment. Mais, dans cet univers impitoyable, le patron doit rester le maître ; le 2 janvier, il communique sa sentence : licenciement pour faute grave sans indemnité et sans préavis.

Les pouvoirs publics interpellés
La CGT ne laissera pas faire : c’est pour cette raison qu’elle a tenu récemment une conférence de presse pour dénoncer cette atteinte à la liberté syndicale et pour alerter l’opinion sur ce qui se cache réellement derrière ce «coup monté». Y participaient des représentants du syndicat de SOROTEX ainsi que C. Latrasse et G. Triché pour l’Union locale CGT. La défense juridique s’organise contre ce licenciement abusif mais, au-delà, c’est le devenir de cette entreprise qui se trouve posé. Même du côté de l’Inspection du Travail, on laisse entendre que l’on se dirige vers une fermeture de cette entreprise que Devanlay a cédée, il y a trois ans, au groupe alsacien VESTRA qui a créé la société SOROTEX, dont une partie vient d’être reprise par 2R Industrie.
Sur ce dossier, il faut arrêter de fermer les yeux car les pouvoirs publics et la préfecture se trouvent directement interpellés. Il y a près de deux ans, ils ont conclu avec cet employeur un accord de réduction du temps de travail avec l’octroi de fonds publics et des engagements en matière d’emploi.
Or, aujourd’hui, où en est-on des engagements pris ? Quels sont les effectifs actuels par rapport à ceux au moment de la conclusion de la convention entre l’état et l’employeur ? Des fonds publics ne sont-ils pas toujours accordés alors que des emplois sont supprimés ? Quand la loi «Hue» sur le contrôle des fonds publics sera-t-elle appliquée ? Jusqu’à quand ces employeurs vont-ils bafouer les lois en toute impunité et sans qu’ils ne soient rappelés à l’ordre par ceux qui leur versent des aides financières ? à tout cela, des réponses sont nécessaires. Et vite .

Sorotex : mauvais payeur !

Depuis le mois d’août 2001, la sté SOGEP, entreprise de nettoyage, n’arrive pas à se faire régler des factures dûes par SOROTEX. Le contrat d’entretien n’a donc pas été renouvelé. Résultat : 5 salariés de la SOGEP ont été licenciés pour motif économique

 

 

Humeur

Pauvres gens

Il y a plus de 3 milliards de pauvres dans le monde et près de 20.000 McDonald's qui ne peuvent recevoir plus de 40 millions de clients par jour. Il faudrait donc que la firme américaine augmente de 75 fois le nombre de ses restos pour que tous les pauvres y soient reçus et nourris. Mc Donald's ne dit pas non, il veut bien accueillir et construire, construire, construire.
Le problème vient des pauvres qui ne veulent pas augmenter leurs revenus et se contentent de 1 à 2 euros par jour, ce qui est un peu juste pour manger, et même pour manger MacDo.
Il suffirait de 40 milliards de dollars par an pour garantir à tous les habitants de la planète l'accès à des moyens élémentaires de vie dont l'alimentation, la santé et l'éducation. Bill Gates, le fameux big boss de Microsoft, ramasse à lui tout seul, 60 milliards de ces dollars, durement gagnés, doit-on le préciser. (La liberté d'entreprendre remise à l'honneur par le Conseil Constitutionnel français est une des libertés les plus périlleuses, précaires, hasardeuses et dévoreuses d'hommes). Bill Gates, lui, est en bonne santé, merci. Il est plus riche que les 27 états les plus pauvres du monde(1) et pourrait donc, seul, satisfaire ces besoins.
Pour le moment, il satisfait les siens dans des W.C. en or massif, quand la liberté d'entreprendre lui laisse un peu de répit et de soulagement.

Jean Lefevre

(1) Rassurez-vous, les états-Unis ne sont pas dedans.

Romilly sur Seine...

Un collectif retraités se met en place

Le 27 novembre dernier, une première réunion s’est tenue avec une dizaine de camarades.
Après un échange de vues, il a été décidé d’organiser un après-midi à la fois de discussions et convivial. Cette réunion s’est tenue le 11 décembre et a regroupé 27 retraités de la section. Un débat fort intéressant, portant sur le «fric» que l’état verse aux entreprises et sur le contrôle de l’utilisation de celui-ci, d’où l’importance de la mise en application de la loi «Hue».
L’argent distribué aux cliniques privées, l’augmentation des budgets de la gendarmerie et de la police alors que les retraités ne sont pas entendus lorsqu’ils demandent 1.000 F d’augmentation pour tous. C’est pourquoi une lutte plus forte et plus large est nécessaire. Mais les retraités n’ont pas seulement parlé de leurs retraites, ils ont aussi abordé les questions de l’emploi, du chômage qui touche parfois leurs enfants ou petits-enfants, des élections présidentielles et législatives qui doivent être un moment fort pour faire entendre leur voix ; de leurs participation dans ces élections pour que le Parti communiste pèse davantage et que la gauche gagne avec un Parti communiste renforcé qui obligera le gouvernement qui sortira des urnes à faire une politique économique et sociale qui tienne mieux compte des aspirations du peuple de gauche.


La discussion et l’après-midi se terminèrent par une partie conviviale autour d’un goûter et par la vente d’enveloppes surprises qui, non seulement couvrira les frais engagés, mais laissera un excédent de 190 F. Les camarades ont unanimement souhaité que de telles initiatives soient poursuivies et un projet est en discussion pour organiser un après-midi, courant mars 2002, élargi à des amis non communistes. Un collectif a été mis en place ; il compte quatorze camarades qui réfléchiront à construire de nouvelles actions et initiatives.


Jocelyne Pochinot .

La droite a fait ses preuves
contre les retraites

Les décrets «Balladur-Weil» de 1993 ont été le coup le plus rude porté à des millions de salariés, de familles, de gens modestes. De son côté, Alain Madelin a donné son nom aux premiers fonds de pension des travailleurs indépendants non salariés. Et maintenant, au nom de l’«équité», ils voudraient appliquer leurs mauvais coups aux régimes particuliers et à la fonction publique !

Lycées :Pour la gratuité réelle de l’enseignement Les conseillers régionaux communistes agissent

Les élus communistes mènent depuis plusieurs années, une bataille serrée pour obtenir une gratuité réelle de l’enseignement dans les lycées.
Ils sont intervenus pour l’amélioration des budgets pédagogiques de chaque établissement, pour la prise en charge des déplacements de groupes ou de classes, des séjours linguistiques à l’étranger, des photocopies et enveloppes affranchies. Ils ont agi pour la mise en place du «Pass-Culture». Ces initiatives sont désormais soit aidées, soit prises en charge. A leur initiative, il y a deux ans, une aide aux équipements spécifiques des lycéens professionnels a été mise en place. En octobre 2001, lors du débat d’orientation budgétaire, les élus communistes ont obtenu, ce qui n’était pas initialement proposé, l’élargissement à tous les lycéens du fonds d’accompagnement pour l’acquisition des outils individuels de formation.
Vers la gratuité pour tous
Leurs interventions ont conduit à faire reculer la droite qui voulait conditionner les aides à des critères sociaux, alors que le principe de gratuité exige une disposition de caractère général s’accompagnant des moyens financiers correspondants. à leur demande, ils sont inscrits au budget. Le budget 2002 de la Région prévoit la création d’un fonds régional d’accompagnement de la scolarité des lycéens qui est doté d’un crédit de 12,7 millions de francs (soit un crédit augmenté de 4,7 millions de francs par rapport aux prévisions d’octobre 2001). Les moyens financiers mobilisés, bien qu’importants, restent cependant insuffisants pour assurer la mise en place de la gratuité totale, pour tous des livres. Les élus communistes l’ont clairement dit, en demandant qu’ils soient augmentés dès la prochaine décision modificative du budget.
Désormais, chaque lycée bénéficiera d’une enveloppe déterminée en fonction des effectifs et des formations qui permettra, selon les besoins, d’acheter des livres, des fascicules, des outils de tenues de travail. Il appartiendra aux chefs d’établissements d’associer les différents partenaires (lycéens, enseignants, parents d’élèves) réunis au sein du conseil d’administration à la définition des choix les plus adaptés en fonction du besoin d’accompagnement pédagogique


Pour commencer à appliquer la gratuité des livres dès septembre 2002, Pour des crédits permettant d’aller à la gratuité totale,


je signe


Avec l’appui des élus communistes, un fonds d’accompagnement de la scolarité des lycéens vient d’être créé par le Conseil régional. Doté de 12,7 millions de francs, il peut permettre une première étape significative pour la gratuité des livres et des outils pédagogiques dans tous les lycées, pour tous les lycéens.
Pour qu’il en soit bien ainsi, nous demandons au Président de la Région de prendre les mesures pour rendre applicable cette décision dès la rentrée 2002. Les soussignés demandent également l’accroissement des crédits consacrés à ce fonds pour aller rapidement vers la gratuité totale.

NomPrénomAdresse
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   

 

Mutualité :

Sous le signe de l’action

Une campagne de pétitions va être menée par l'ensemble de la mutualité. Objectif : obtenir un crédit d'impôt pour tous les mutualistes.
Les Mutuelles de France vont également poursuivre leurs actions en faveur de la Sécurité sociale, de l'autonomie de la jeunesse et contre les discriminations en matière de santé. C'est en soi un événement.
Pour la première fois,
depuis la lutte contre le ticket modérateur d'ordre public, qui avait réuni sept millions de signatures en 1980, l'ensemble du mouvement mutualiste a décidé d'agir pour la mise en place d'un crédit d'impôt pour les personnes acquittant une cotisation mutualiste au titre de la complémentaire santé. Cette mesure pourrait se traduire par une diminution de l'impôt sur le revenu de 152,45 euros (1.000 francs) par an et par adulte et de 38,11 euros (250 francs) par enfant à charge. Les foyers non imposables recevraient du fisc un chèque du même montant. Pour les responsables mutualistes, cette mesure aurait trois avantages. Elle réparerait une injustice qui fait qu'actuellement les adhérents à un contrat collectif d'entreprise, contrairement aux adhérents à titre individuel, bénéficient de dégrèvements fiscaux. Ce serait un facteur de différenciation des contrats reposant sur la solidarité par rapport aux contrats des assurances fondés sur la sélection, l'exclusion ou la surtarification des personnes trop malades.
Sur tous les fronts de la protection sociale
Enfin, ce serait une façon de régler l'effet de seuil qui barre l'accès à la couverture maladie universelle aux personnes dont les revenus excèdent le plafond de 548,82 ou 609,80 euros (3.600 francs ou 4.000 francs). Une carte de pétition destinée aux parlementaires sera proposée à l'ensemble des adhérents des deux fédérations mutualistes, et une campagne de communication est annoncée par la Fédération nationale de la mutualité française pour la mifévrier. Parallèlement, les Mutuelles de France entendent poursuivre les actions engagées ces derniers mois dans trois grandes directions :
Une véritable rénovation de la sécurité sociale couvrant le financement (qui doit être élargi), le niveau


des prestations (qui doit être relevé) et la démocratie (qui doit être rétablie).
l'action contre les discriminations en matière de santé va être relancée avec une campagne publicitaire au cours de ce mois.
Enfin, s'agissant de l'autonomie de la jeunesse, qui a déjà connu un premier succès avec la nomination d'une commission parlementaire, la FMF demande qu'un sommet national de la jeunesse soit prochainement organisé.


En bref :
Un coup de pouce pour les exclus de la CMU
La ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Elisabeth Guigou, a annoncé des mesures permettant de lisser l'effet de seuil de la couverture maladie universelle (CMU). Les personnes dont les ressources dépassent de 10% au maximum le plafond (voir ci-dessus) vont recevoir une aide pour souscrire une couverture maladie complémentaire. Le montant moyen de cette aide sera de 114,30 euros (750 francs) par an pour une personne seule, modulé en fonction de la composition familiale. Près de 2 millions de personnes sont concernées par cette aide.
Maladies rares
En France, 4 millions de personnes souffrent d'une maladie orpheline. Ces affections extrêmement rares sont mal connues. Pour aider les malades et leurs proches dans le parcours du combattant auquel ils sont confrontés, la Fédération des maladies orphelines vient d'éditer un guide intitulé Maladies orphelines, vivre au quotidien. Il fait le point sur tous les problèmes rencontrés par les familles : accès aux soins, ensemble des droits sociaux et sanitaires

.
A commander à la Fédération des maladies orphelines, 5 rue Casimir Delavigne 75006-PARIS. Prix : 25 euros (164 francs). Viva magazine de janvier.

 

 

Ecoutez-voir...

 

Cherche emploi
Quand un journaliste est en vacances, on le sait, l'histoire du monde s'arrête. Il n'y a plus d'événements. Depuis que J. Lefèvre n'est plus conseiller municipal (ah ! bon, il n'est plus conseiller municipal ?), il n'y a plus de mairie. Et donc, plus de conseillers (bons ou mauvais), plus de maire, plus rien. Et les élus sont au chômage. Et les élus cherchent du boulot. Le maire a eu tôt fait d'en retrouver, tu penses. Il a le bras long(1) et encore des copains dans la place. On lui a donc trouvé une place de «ramasseur à pince, de crottes de chiens». C'est nouveau, ça vient de sentir ! (Voir libé du 10 janvier) Il travaille actuellement avec son adjoint Valéry Denis dans les rues de Troyes. La gauche pose une question : «Et quand le maire est en congé, qui fait le travail ?» Réponse : on remplace la pince par l'épée de Damoclès. C'est tout simple, on fait pleuvoir des amendes, ça lave les crottes.


Malicette


(1) Nez moyen, yeux bleus, "cygne" particulier: néant, un chat peut-être.

Alain Balland : Monsieur «plus»
Décidément, les dryats ont bien tiré le gros lot en élisant Alain Balland maire de leur commune. Il vient de décider d'augmenter les impôts locaux de 15% et la taxe des ordures ménagères de 20 %. Ce n'est pas de sa faute, clame t-il à qui veut l'entendre, c'est l'ancienne municipalité qui à mal gêré !
Les dryats l'ont élu aussi conseiller général, alors au Conseil général, il vient également de voter une augmentation des impôts de 7% qui, bien sûr, va s'ajouter aux deux autres. Pourtant les finances du Conseil général ne sont pas en péril. Bien au contraire, le bas de laine est plutôt abondamment garni. Jugz vous-mêmes : 223 millions de francs d'excédent dégagés par la section fonctionnement en 2001 ; qui dit mieux ? 15% + 7% = 22 v'là Balland !

 

 

Législatives - Juin 2002

Battre la droite et redonner des couleurs à la gauche

A travers les deux échéances électorales qui se profilent à l'horizon, les présidentielles - 21 avril et 5 mai et les élections législatives - 9 et 16 juin 2002, les français et les françaises vont faire des choix politiques importants qui vont engager leur avenir pour plusieurs années.
Dans le sillage du candidat communiste aux présidentielles, Robert Hue, les candidats communistes aux élections législatives vont être porteur de choix politiques, audacieux, cohérents et dynamiques donnant en tous domaines la priorité absolue aux hommes et aux femmes de notre pays, à leur emploi, à leur vie, à leur avenir, à la vie et à l'avenir de leurs enfants. Au lieu de donner, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui, la priorité à tout ce qui permet à quelques-uns de faire toujours plus d'argent, d'écraser les hommes avec l'argent.
Le mot-clé des candidats du PCF est le mot : utile
Ils veulent que leur candidature soit utile à toutes celles et tous ceux qui veulent dire - et parfois crier - qu'il faut enfin qu'on les écoute et qu'on les respecte ; utile à toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas du retour de la droite, avec son programme de revanche sociale, mais qui veulent que la gauche fasse une politique conforme à ce qu'ils en attendent :une autre politique à gauche.

La démonstration de leur utilité, de leur proximité , les communistes la font au quotidien
en étant au coté des salariés qui luttent pour conserver leurs emplois. Quand ils font voter une loi pour interdire les licenciement boursiers. Quand ils mobilisent la population afin d'obtenir la reconstruction des urgences de l'hôpital de Troyes et que, parallèlement, les députés communistes à l'Assemblée nationale arrachent quatre milliards supplémentaires pour la santé. Quand ils obtiennent l'électrification de la ligne Paris-Bâle, alors que les députés aubois, tous de droite, ne s'en sont jamais véritablement préoccupé. Quand nos élus locaux obtiennent de la part d'un bailleur social le remboursement de plusieurs millions de francs au bénéfice des locataires, etc.
Que ce soit pour les présidentielles et les législatives, les communistes ont l'envie et l'ambition d'être celles et ceux par qui la gauche aura repris les couleurs du changement, être celles et ceux par qui la droite sera battue. Et pour cela les candidat(es) communistes auront un atout certain : l'accord profond, réel, entre les choix politiques dont ils sont porteurs et les aspirations de notre peuple, des peuples solidarité, justice sociale, respect de l'autre, soif de liberté, volonté de coopération et de paix

 

 

1ere circonscription2eme circonscription3eme circonscription
Anna ZajacSupp.Pierre
Mathieu
J-Pierre
Cornevin
Supp.Josette
Dollat
Joë TrichéSupp.M-Françoise Pautras
Cadre administratif DDA, conseillère
municipale de Troyes.
Conseiller régional, conseiller municipal de Troyes, membre de la direction nationale du PCFSecrétaire départemental du PCF, conseiller municipal de Saint-André-les-VergersConseillère municipale de Bar-sur-Seine, ex-salariée de Aubelin,
syndicaliste.
Conseiller général, conseiller municipal
de Romilly-sur-Seine.
Conseillère générale, conseillère municipale de la Chapelle-St-Luc

Election présidentielle

Délocalisations Mardi 19 Février, Robert Hue sera dans l’Aube

Mardi 19 février, Robert Hue rencontrera des salariés et des syndicalistes aubois. Interview de Joë Triché, initiateur de cette rencontre.
La Dépêche de l’Aube : La première phase de la campagne des présidentielles de Robert Hue a été d’aller à l’écoute des communistes dans tout le pays. Tu as participé avec d’autres communistes aubois à la rencontre de Stains en Seine-Saint-Denis pour lui faire une proposition concrète concernant les délocalisations. Peux-tu nous en dire d’avantage ?
Joë Triché : Tout d’abord, quand je regarde l’actualité économique auboise, cette initiative est la bienvenue. CTM ferme ses portes, laissant 250 salariés sur le pavé. De nouvelles menaces se font jour chez Jacquemard alors que 200 emplois ont été supprimés l’année dernière ; et chez SOROTEX et DD, les inquiètudes sont là. à chaque fois, la raison invoquée par les employeurs, c’est d’aller faire produire dans les pays à bas salaires. Mais cette question de la délocalisation ne concerne pas que l’Aube et pas que le textile. Toutes les industries de main d’oeuvre et leurs salariés sont victimes de cette stratégie patronale pour le profit exclusif par tous les moyens. C’est pourquoi, j’ai proposé à Robert Hue, dans le cadre de sa démarche de rencontres, d’écoute et de construction de solutions nouvelles avec les intéressés, qu’il participe à une rencontre dans l’Aube pour débattre de cette question avec les salariés, les syndicalistes et les militants. Si, dans notre département, le textile a beaucoup souffert, il reste encore six à sept mille emplois directs à sauver, 300.000 au plan national.
D.A.: Quelle a été sa réponse ?
Joë Triché : Sans aucune hésitation se fut oui. Et quelques jours après, Michel Laurent, membre de la direction nationale du PCF chargé plus spécialement des questions

de politique industrielle, me contactait pour mettre sur pied cette initiative qui se déroulera dans l’Aube, mais qui aura une portée nationale. L’objectif étant de s’adresser à l’ensemble des salariés du pays qui expriment leur désespoir à chaque plan “social”. On l’a vu chez Celatex dans les Ardennes, chez Bertrand Faure à Nogent-sur-Seine et récemment avec CTM à Arcis-sur-Aube. Pour moi, qu’un candidat à l’élection présidentielle ait cette démarche m’apparait extrêmement positif. Un scrutin de cette importance n’est-il pas, en effet, le bon moment d’initier un grand débat national sur tous les problèmes concernant notre peuple et notre pays. Et celui-là en est un.
D.A.:.Comment cette initiative se prépare-t-elle ?
Joë Triché : Elle prendra la forme d’un échange direct avec les intéressés. L’objectif premier sera d’écouter et, à partir du vécu exprimé, de construire des réponses à ce problème. En effet, la vocation industrielle de notre pays ne peut pas disparaître au prétexte que l’on peut gagner plus de fric ailleurs en exploitant les peuples dans la misère. La coopération avec ces pays, ça ne peut pas être cela. Car force est de constater qu’ils ne sortent pas de la misère dans laquelle les instances internationnales, comme le FMI, les ont plongés. Ces pays ont un savoir faire, des cultures et des richesses à exploiter sur leur sol et dans leur sous-sol. Des richesses d’ailleurs utiles à toute l’humanité de la planète. Et bien que l’on donne à ces pays les moyens de se developper à partir de leur propres richesses, au lieu de mettre les peuples en concurrence avec les salariés de notre pays qui devraient sans cesse accepter des sacrifices. J’ajoute, pour conclure, que cette initiative aura des prolongements à l’occasion de la venue de Marie-Georges Buffet dans notre département courant mars

 

 

Romilly-sur-Seine

Jacquemard Nouvelles menaces sur l’emploi

«Michel Cartelet craint que les Ets Jacquemard soient obligés de présenter cette année un plan social avec des licenciements à la clé.»
Voir les «Confidences» de Jorge d’Hulst dans Libération-Champagne du 12 janvier dernier. Ainsi, si l’on en croit les propos rapportés dans ce quotidien, le maire de Romilly semble avoir été informé avant les organisations syndicales de ce projet. Il est vrai qu’à l’occasion de la cérémonie des voeux du Conseil municipal aux personnalités locales, le 8 janvier, on a vu Michel Cartelet en grande conversation, et pendant un très long moment, avec Mme Dominique Jacquemard, Pdg du groupe Olympia. à cette occasion, n’a-t-il pas reçu le feu vert de la direction pour devenir son porte-parole dans l’opinion ? On peut effectivement se le demander. Et comme il est informé avant les premiers concernés, Michel Cartelet devrait aussi nous annoncer ce qu’il sait sur l’avenir de Cycleurope et Sorotex.

Mais dans l’article en question, son rédacteur excuse déjà la direction qui serait «obligée» de présenter un plan social. écrire cela aujourd’hui, c’est faire fi de ce qui s’est passé il y a tout juste un an chez Jacquemard, où la direction a mis en oeuvre un plan «social» supprimant deux cent emplois et dont le coût a dépassé 3,5 millions d’€ (23 millions de francs). L’objectif de ce plan était, d’après ses instigateurs, de dégager un résultat net de 2,8 millions d’€ (19 millions de francs) et de garantir l’emploi. C’est d’ailleurs sur cette base que les services de l’état ont accordé les aides financières à la réduction du temps de travail chez Aube Chaussettes. Mais les objectifs de ce plan étaient-ils vraiment ceux-là ? Ou plutôt n’a-t-on pas assisté à un habillage permettant de bénéficier des fonds de l’état tout en poursuivant la délocalisation des productions vers la Hongrie ? Ces questions méritent d’être posées