La Dépêche de l'Aube n°642 du 10 Janvier 2002.......La Dépêche de l'Aube n°642 du 10 Janvier 2002

La dépêche de l'Aube n°642 du Jeudi 10 janvier 2002

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Mon Logis attaque en justice un élu communiste


Solidaires !

Plus d’une centaine de personnes, d’élus, de syndicalistes, de locataires se sont rassemblé samedi dernier devant la préfecture pour témoigner de leur solidarité à Joseph Seghetto, maire-adjoint de Bar-sur-Seine, attaqué en justice par Mon Logis.
à l’occasion de ce rassemblement de protestation et de soutien, une délégation composée de Joë Triché, Joseph Seghetto, Pierre Mathieu, Jean-Pierre Cornevin, Roland Leloup et de Corinne Augusto-Hantzberg (conseillère municipale de Bar-sur-Seine) à été reçue par Mme Fugier, secrétaire générale de la préfecture. Joë Triché, président de l’Association départementale des élus communistes et républicains est intervenu pour dénoncer l’attitude scandaleuse de Mon Logis :
«Nous sommes réunis cet après-midi devant la préfecture pour témoigner à Joseph toute notre solidarité et, en même temps, pour exprimer notre très grande colère à l’égard de Mon Logis, société qui a un comportement que nous considérons inadmissible à l’égard des locataires, de son personnel et de leurs représentants syndicaux et, maintenant à l’égard d’un élu qui détient son mandat du suffrage universel. En assignant Joseph, maire-adjoint à Bar-sur-Seine devant le tribunal correctionnel pour, soi-disant diffamation, la direction de Mon Logis franchit une étape que l’on n’imaginait pas dans sa volonté de vouloir bâillonner toute contestation et questionnements à son égard.
Une opération revancharde
En choisissant un élu communiste, elle ne s’y trompe pas car elle connaît leur engagement sans faille aux côtés des locataires et de leurs associations de défense afin que leurs droits soient respectés, tout comme elle connaît bien leurs engagement et prises de positions diverses pour une réelle transparence dans la gestion de cette société qui, ne l’oublions pas, bénéficie de fonds publics et de garanties d’emprunts des collectivités locales. En fait, les dirigeants de Mon Logis, qui ont pu mesurer l’efficacité des élus communistes dans ces domaines, n’ont jamais digéré d’avoir été contraints de rembourser 5 à 7 millions de francs aux locataires dans l’affaire des vide-ordures. C’est pourquoi, aujourd’hui, ils espèrent prendre leur revanche en montant une véritable opération contre Joseph en voulant le faire condamner à partir de propos transcrits approximativement dans un compte-rendu de presse. A partir de ce compte-rendu, les dirigeants de Mon Logis parlent de diffamation dans les propos qu’aurait tenus Joseph au Conseil municipal de Bar-sur-Seine à l’occasion d’un débat sur une garantie d’emprunt à accorder à cette société. Mais où y-at-il diffamation quand Joseph évoque, après d’autres élus, le rapport de l’ANPEC sur la

gestion de Mon Logis et du CIAC rendu public dans les années 90/94 à la une de l’Est-Eclair par sa rédactrice en chef ? Mais où y-a-t-il diffamation quand Joseph, après d’autres élus, évoque le rapport de la MILOS de 1999, faisant état de sérieux dysfonctionnements dans la passation des marchés, par exemple ? Mais où y-a-t-il diffamation quand Joseph, après d’autres élus, fait état des procès perdus par Mon Logis concernant les surfaces corrigées dans le quartier Maugout et sur la mise en oeuvre du surloyer au quartier Chomedey ?
Un avertissement aux élus de la République ?
A partir de ces faits incontestables, est-il anormal qu’un élu s’interroge et interroge ses collègues au moment du vote d’une garantie d’emprunt à Mon Logis ? Le vote d’une garantie d’emprunt n’est pas une question mineure puisque la collectivité locale s’engage à rembourser les emprunts si la société était défaillante. Il est donc tout à fait normal et conforme à leur responsabilité quand les élus exigent un fonctionnement et des rapports normaux de cette société. Le vote de la garantie d’emprunt est un moyen de pression à disposition des élus qui n’a pas échappé aux dirigeants de Mon Logis qui s’aperçoivent bien que de plus en plus d’élus de toutes opinions sont amenés à s’interroger sur les agissements de cette société. La procédure engagée à l’encontre de Joseph est, en fait, un message de Mon Logis à l’ensemble des élus pour qu’ils rentrent dans le rang du silence. Il est hors de question pour les élus communistes de se laisser bâillonner. Ils continueront leur action pour la défense des droits et le respect de la dignité des locataires et du personnel de cette société, tout comme ils continueront à prendre leurs responsabilités au sein des assemblées où ils siègent».

Le tribunal de Grande Instance de Troyes qui devait examiner la plainte de Mon Logis contre Joseph Seghetto mardi 8 janvier à fixé au cours de l’audience le montant de la consignation que devra fournir Mon Logis sous quinzaine : 1.000 €.. Cette somme devrait servir à couvrir les frais de justice au cas où la plainte n’aboutirait pas. L’affaire a été renvoyée au 12 février prochain. Joseph Seghetto était très entouré au tribunal ; les élus communistes étaient représentés par Joë Triché, président de l’ADECR. égalements présents, des représentants du Conseil municipal de Bar-sur-Seine, Marcel Renaud et Fabrice Orthwein de l’Union départementale CGT ainsi que des personnes scandalisées par l’attitude de Mon Logis. à noter que le 12 février, sera aussi à l’ordre du jour la plainte deposée par le même bailleur social contre le délégué syndical CFDT et conseiller prud’hommal Michel Guillot .

Présidentielle 2002

Robert Hue : un contrat avec les françaises et les français

Le 8 janvier, Robert Hue a présenté les objectifs de sa candidature à l'élection présidentielle. Le mot clé : "Etre utile".
"L'élection présidentielle va engager l'avenir, a-t-il déclaré en s'adressant à toutes celles et tous ceux qui vivent dans notre pays. C'est vous qui ferez la décision. Il faut que celle-ci vous soit personnellement utile." Pour cela, Robert Hue engage une campagne d'un nouveau type. Rompant "avec la vieille façon de faire de la politique qui considère les citoyennes et les citoyens comme des spectateurs muets qui n'ont qu'à applaudir et à voter". Une démarche neuve, fondée sur leur apport : dans les semaines qui viennent, Robert Hue soumet des propositions à leur jugement, dans le respect de leurs convictions, de leurs préoccupations, de leurs attentes, en vue d'un contrat à définir ensemble.
Les questions demeurent
Il serait faux d'affirmer que rien de bon n'a été fait depuis 1997. Mais, pour l'essentiel, les questions demeurent. On a vu le chômage reculer puis reprendre, et la précarité de l'emploi, donc la précarité de la vie, n'a cessé de croître. On a vu de réelles avancées sociales s'accompagner - souvent faute de vouloir leur consacrer les moyens nécessaires - de l'extension et de l'aggravation des inégalités, des injustices, des discriminations. "Ce constat ne me conduit pas à renvoyer droite et gauche dos à dos, a estimé Robert Hue. Les communistes ont décidé depuis 1997 d'agir au gouvernement, dans la majorité parlementaire et sur le terrain pour saisir toute possibilité qui s'offre d'améliorer le quotidien de nos concitoyens. Nous n'avons aucunement à rougir de ce qu'a été notre apport, même si le bilan de la gauche est loin de nous satisfaire, et même si parfois, dans le rapport de forces tel qu'il est au sein de la gauche, nous avons manifesté nos désaccords avec telle ou telle décision. Et nous sommes résolus à faire tout ce qui peut dépendre de nous pour empêcher la revanche de la droite."
Une démarche originale
Il y a besoin d'une volonté politique de répondre aux attentes populaires plutôt que de plier devant les diktats des marchés financiers. Comment faire en sorte que cette exigence s'exprime dans l'élection présidentielle ? "Je veux contribuer à ouvrir une perspective concrète de mettre un terme à la vague "ultralibérale" qui a submergé la France et l'Europe, et fait tant de dégâts sociaux et humains. Et donner ainsi, à gauche, une nouvelle chance à notre peuple, à notre pays, a affirmé Robert Hue. Cet objectif correspond à ce qu'attendent les femmes et les hommes qui se sentent les plus proches du Parti communiste. Ils peuvent compter sur moi. Au-delà, de nombreux hommes et femmes de gauche voient bien que des choix politiques nouveaux sont nécessaire, auxquels se refusent les tenants du social-libéralisme. Je ne leur propose pas, a dit le

candidat communiste, de "soutenir" le Parti communiste et son projet de transformation sociale. Je leur dis que davantage de communisme dans la gauche serait un puissant atout pour gagner celle-ci à faire ces choix politiques nouveaux et pour empêcher la dérive sociale-libérale qui les inquiète si justement. Dans le respect de leurs convictions, c'est aussi leurs attentes et leurs exigences dans ce domaine dont je peux être porteur"
Le candidat de l'audace sociale à gauche
C'est pour répondre à cette ambition que Robert Hue propose un contrat progressiste. Ses propositions sont resserrées autour de quatre principes utiles pour une autre politique à gauche :
Premier principe : "Dire ambition pour la France, c'est dire audace sociale". Car le social n'est pas l'ennemi de l'efficacité économique. Dans une situation marquée par de sérieux risques de récession c'est bien, au contraire, pour la satisfaction des besoins humains qu'on peut agir utilement pour garantir la croissance.
Deuxième principe : "Dire justice sociale, efficacité, c'est dire défense, modernisation, extension des services publics". Je ne plaide pas pour le statu quo, mais pour la transformation et la démocratisation du secteur et des services publics. Parce qu'ils sont un atout indispensable à la lutte contre les inégalités sociales aussi bien qu'au développement du pays.
Troisième principe : "Dire citoyens en France, c'est dire citoyens en Europe, citoyens du monde". À l'opposé de la mondialisation capitaliste, des régressions sociales et démocratiques dont elle est la cause, c'est à une mondialisation de coopération qu'il faut travailler. Et cela passe par un autre cours à donner à la construction européenne.
Quatrième principe : "Dire modernité, c'est dire égalité dans la différence, République et citoyenneté d'aujourd'hui". Il est désormais une exigence incontournable: la valorisation de l'activité et de la créativité de chaque individu. La société ne doit donc souffrir aucune discrimination, aucune domination au prétexte du métier qu'on exerce, ou selon qu'on est femme ou jeune; ou selon qu'on habite tel ou tel quartier, qu'on fait tel choix de vie, qu'on est de telle origine.
Les propositions de Robert Hue sont présentées dans un document qui va vous être soumis dans les prochaines semaines. "Je sollicite votre opinion, dit fortement Robert Hue. Et début mars, à Paris, je tirerai les conséquences de ce débat national. Je rendrai publics les engagements enrichis, modifiés par ce débat qu'ensemble, dans la confrontation électorale puis par le vote au premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril, nous transformerons en exigences dont tout le monde devra tenir compte."

 

Romilly-sur-Seine

Les voeux de la section du PCF

Vendredi 4 janvier, la section de Romilly présentait ses voeux du nouvel an aux militants et aux amis du PCF.
Près de soixante personnes - adhérents du Parti communiste ou non - ont participé à cette réception conviviale qui marquait la fin de la traditionnelle «trêve des confiseurs». Joë Triché a rappelé le bilan de l’action politique de la section au cours de l’année écoulée ; une année fortement marquée par les élections municipales. Si, certes la gauche n’a pas conquis la mairie, elle ressort renforcée de cette élection et, en son sein, le poids du Parti
communiste à Romilly n’y est pas étranger. Première force politique sur le terrain, elle doit maintenant s’engager, à cent jours de l’élection présidentielle, d’une manière conquérante pour, en particulier, faire reculer l’abstention à l’occasion de ce scrutin structurant pour la vie politique française. Chacun a aussi à l’esprit qu’après les présidentielles, les françaises et les français auront a désigner leurs représentants au Parlement. «Mais ne

mettons pas la charrue avant les boeufs» devait déclarer Pierre Mathieu, membre de la présidence du Conseil national du PCF, «un bon résultat du candidat communiste à l’élection présidentielle sera un atout important pour les échéances ultérieures» poursuivit-il avant d’appeler les communistes à se mobiliser, par des initiatives, des contacts dans leur entourage et en s’appuyant sur le bilan de l’action des élus et du Parti communiste pour en démontrer l’«utilité».
Jacques Moroy, secrétaire de la section, a pour sa part rappelé les prochains rendez-vous des communistes de la section, en particulier la journée conviviale du 27 janvier prochain avec la participation de Sylvie Jan, membre du collège exécutif du PCF. Cette soirée fut aussi l’occasion de remettre les cartes 2002 et d’enregistrer de nouvelles inscriptions pour le 27 janvier. Elle s’est clôturée autour d’un buffet de petits-fours et du verre de l’amitié.

 

Humeur

La prévention avant les élections

M le Maire de Pont-Sainte-Marie, très «nouvelle république», a décidé à la CAT de ne pas financer un projet qu'il juge parfait, utile et tout, sous le prétexte, oh ! combien perspicace, qu'il est proposé par le MRAP(1). Et pour lui le MRAP est «politique et syndical» ! Nos lecteurs doivent savoir que le MRAP participe comme d'autres organisations au Contrat de Ville et qu'il a élaboré un projet pour permettre aux femmes, surtout issues de l'immigration, de participer davantage à la vie de la cité. Ajoutons que le MRAP est une association nationale d'éducation populaire, non gouvernementale et dotée d'un statut consultatif près de l'ONU. Il est membre de la commission nationale des Droits de l'Homme.
Dans les différentes collectivités, aujourd'hui, seul le F.N. s'oppose à toute aide financière en faveur du MRAP. La réaction du maire de Saint-André, moins qu'un signe de vertueuse indignation et de perspicacité politique, apparaît donc comme une obédience à l'extrême droite. Malicette m'a avoué que j'allais trop loin dans mes conclusions. Il ne s'agit que de vocabulaire. C'est le mot MRAP qui a troublé le Pontin de service. C'est un mot barbare, MRAP (m'rrapp). Il a provoqué chez lui une sorte de prurit franchouillard, une allergie intégriste. En effet dans MRAP, il y a RAP et donc culture sauvage, il y a quasiment RATP et donc syndicat teigneux et même MRP qui est nettement politique. Comme quoi, ajoute Malicette, on devrait faire passer des tests de vocabulaire et peut-être même d'intelligence aux candidats aux élections, ce qui serait une sorte de prévention contre toute dérive grossière de ce genre.

Jean Lefevre

(1) Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples.

Les voeux 2002 de...

Jean-Pierre Cornevin Secrétaire départemental du PCF

C'est avec sincérité que je vous présente, ainsi qu'à vos familles et vos proches, mes meilleurs vœux pour l'année 2002. Vœux de santé, de réussite dans la vie. Je souhaite évidemment aussi des évolutions positives pour notre pays et la planète.
L'année que nous venons de vivre aura été très mouvementée, elle a montré à travers les horribles attentats du 11 septembre et ce qui en découle, comment la paix dans le monde peut être fragilisée. Le monde à besoin de solidarité, d'initiatives nouvelles pour réduire les inégalités, les injustices, les famines, pas de bombes.
Il a aussi besoin de coopération, pas de cette mise en concurrence acharnée qu'impulse le capitalisme financier international par l'intermédiaire de l'Organisation Mondiale du Commerce. L'année qui s'ouvre va être importante pour la paix. Elle va l'être aussi pour l'Union Européenne, dans laquelle l'Euro devrait être transformé en une monnaie utile pour l'emploi au lieu d'être au service de la guerre économique que se livrent les grandes multinationales

. Elle doit l'être aussi en France ou 2002 va être l'année de choix importants avec les élections présidentielles et législatives.
Face aux injustices, aux inégalités, à la course à la rentabilité financière, la gauche doit prendre des décisions qui répondent aux besoins humains et aux progrès de la société. Même insuffisant, le bilan du gouvernement n'a rien à voir avec ce que la droite envisageait de faire et ambitionne encore. Cependant, le changement que le monde du travail attend ne sera réellement possible que si, à l'occasion de ces prochaines élections, à l'intérieur de la gauche, s'opère un rééquilibrage en faveur du Parti communiste français.
Mes vœux d'un monde plus juste, plus solidaire, de justice et de paix, s'accompagnent donc d'un appel à la vigilance, à l'action pour qu'ils puissent devenir réalité .

 

Les voeux 2002 de...

Joë Triché Conseiller général

Le 31 décembre à minuit, au moment où naissait l’année 2002, le Franc, notre monnaie nationale disparaissait sans que notre peuple n’ait eu à donner son avis.
Avec l’Euro qui se met en place, on nous a promis que bien des problèmes allaient se solutionner. Pourtant, depuis plusieurs mois, le chômage a repris et l’on nous dit que cela allait continuer. Alors ?
2002 sera aussi une année où, avec l’élection présidentielle et celle des députés, les françaises et français vont être amenés à faire des choix politiques. Personnellement je ne souhaite pas du tout un retour de la droite à la directions des affaires du pays car son programme c’est celui du MEDEF et de la revanche.

Mais je ne souhaite pas non plus que la gauche, si elle devait l’emporter, continue sur la lancée de la législature qui se termine. Elle doit-être capable en s’en donnant les moyens de mettre en oeuvre une autre politique, beaucoup plus ambitieuse pour notre peuple. Notre pays en a les moyens. Et les abstentionnistes ? Vont-ils retrouver le chemins des urnes ? S’ils le boudent depuis plusieurs scrutins, ce n’est pas par désintérêt mais plutôt par déception à l’égard des promesses non tenues et des magouilles politiciennes à cent lieues de leur quotidien.
Pour redonner confiance et espoir dans l’action politique, je suis donc favorable à un véritable contrat d’engagements avec les électrices et électeurs .