La dépêche de l'Aube n°595 du Jeudi 15 février 2001

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Troyes: élections municipales
Une gauche plurielle unie et conquérante

Jeudi 8 février s’est déroulée la présentation officielle de la liste de la gauche plurielle à Troyes. Une liste conduite par le socialiste Marc Bret qui s’inscrit dans le cadre des accords départementaux et nationaux entre les diverses formations de la gauche plurielle et voit, comme dans de nombreuses localités de l’agglomération troyenne et du département, une gauche unie, ouverte à la société civile, et conquérante. Pour Anna Zajac, candidate présentée par le Parti communiste, elle «s’est construite tranquillement, sérieusement [et] est le résultat d’une volonté partagée: celle d’associer dans un projet commun au service des troyennes et des troyens l’ensemble des forces de la gauche plurielle», auxquelles ont été associés, dans le respect de leurs spécificités, des jeunes, des hommes et des femmes qui «jouent un rôle important dans la cité, s’investissent sur le terrain, sont porteurs d’expériences, d’idées, de propositions novatrices et méritent, à ce titre, d’être placés en situation de responsabilités.» Une alternative cohérente à la droite omniprésente Cette liste, qui va donc s’opposer à François Baroin pour tourner la page de la main mise RPR et UDF sur Troyes, devrait permettre l’élection de nouvelles élues -parité oblige- et Anna Zajac n’a pas manqué d’affirmer sur cette question sa «détermination pour qu’il en soit ainsi dans tous les postes de responsabilités.» Bénéficiant du soutien, sans exclusive, de l’ensemble des formations de la gauche plurielle, elle sera la concrétisation d’une alternative cohérante pour permettre à tous les troyens qui pensent que «trop, c’est trop» d’agir et de contribuer à la promotion des valeurs de gauche et de progrès dont elle est porteuse. Pour Arthur Badié, éducateur et responsable d’association, l’apport «d’un citoyen, que je suis, oeuvrant pour la vie de la cité, dans un dispositif municipal est une ouverture non négligeable pour la citoyenneté» qui permettra de débattre des idées et des projets avec des hommes de terrain et de prendre «certaines décisions [...] en concertation pour améliorer la vie de notre cité.»

Onze candidats présentés par le Parti communiste figurent sur cette liste

Anna Zajac, 55 ans, cadre à la DDA,3ème

Pierre Mathieu, 45 ans, conseiller régional,7ème

Françoise Desimpel, 45 ans, cadre hospitalier,10ème

Arthur Badié, 33 ans, éducateur,12ème

Jean Lefèvre, 68 ans, resp. associatif,16ème

Delphine Petitjean, 35 ans, éducatrice spécialisée,19ème

Marie Demillier, 47 ans, mère au foyer,35ème

Pascal Lucani, 54 ans, resp. syndical textile,38ème

Annie Cutillas, 54 ans, rééducatrice,40ème

Michel Choquart, 52 ans, resp. tourisme social,43ème

Jean-Claude Wicky, 40 ans, agent France Télécom, 47ème

Intervention d’Arthur Badié, éducateur

«Si la politique se résume seulement à la définition qu'il y a dans le dico, alors, je fais de la politique. Nous faisons tous de la politique ! Ce sont les stades qui diffèrent. Je suis éducateur et responsable d'association qui tâte le terrain depuis une dizaine d'années. Aussi je pense que l'introduction d'un citoyen, que je suis, oeuvrant pour la vie de la cité dans un dispositif municipal, est une ouverture non négligeable pour la citoyenneté. Mon inscription sur la liste gauche plurielle est synonyme d'ouverture, avec des idées allant dans le sens plus proche de la réalité quotidienne et du vécu. Je pense que ne peut parler du vécu que celui qui a vécu. Les projets, les idées, seront débattus avec des hommes de terrain, au sein de la municipalité. Les causes seront défendues, certaines décisions seront prises en concertation avec nos idées pour améliorer la vie de notre citée. Voilà mon intérêt ! De plus, si on me propose la douzième place, je pense que ce n'est pas une présence de façade. C'est pour faire quelque chose de concret. A travers moi, des gens vont entrer au conseil municipal. Inutile de préciser qu'étant issu de l'immigration je suis fier d'y participer»

 

HUMEURS

La chaine (suite)

Trouvez le bonheur, le vrai bonheur: envoyez ce message à tous les "élus" (1) que vous connaissez. La chaîne a été consolidée par F.Baroin (2). Les Troyens (nnes) en ont reçu beaucoup de satisfaction. On sait que les rues de Troyes ont été fort endommagées par le dernier passage du cyclone Galley. Le Conseil Municipal d'enfants a proposé d'en faire réparer une, la rue de la Somme. Cela évitera d'ailleurs, à cette rue, le déshonneur d'être rebaptisée Tranchée des baïonnettes. C'est un bon début. On prévoit que nous pourrons rouler proprement à Troyes en 2075, ce qui n'est rien par rapport au temps perdu qui ne rattrape jamais. Autre progrès quand la chaîne n'est pas rompue: les dossiers réalisés spontanément ! Ces dossiers sont tellement pressés de faire plaisir qu'ils sont effectués avant d'arriver dans les mains des élus. Ils sont accablés bêtement par l'opposition de "syndrome du Lavoto" et de "bébés à moustache" parce que les socialo-communistes refusent de prendre en compte l'idée que le nouveau dossier veut tout de suite être efficace et se montrer à la population dans toute sa virginité. Le président Adnot profite lui aussi de cette ruée vers le bonheur. Il refuse la parité au Sénat par souci de laisser la liberté aux femmes de rester derrière leur fourneau. Il refuse encore de l'argent aux collèges défavorisés pour refaire à neuf les chambres d'hôtel 4 étoiles et permettre aux riches, ces mal-aimés, de sentir autour d'eux un peu de compassion. Tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un rêve.

Malicette

(1) Elu: humain choisi par dieu ou par scrutin. A la Saint Valentin, l'élu reçoit des fleurs. (2) Lire la D.A N° 594

 

Municipales (suite)

Pour Troyes, s’unir sans se trahir

Cela a-t-il un sens en politique ? à cette question, à facettes par ailleurs, ( car qui peut-on trahir ? Soi-même, en renonçant à être sincère ? Ses alliés en revenant sur la parole donnée ? Les électeurs en leur vendant une marchandise frelatée, qui derrière une belle façade cache de vilains calculs ? ) à cette question donc, et malgré l'expérience, je veux donner une réponse volontairement optimiste et déterminée pour l'avenir de notre ville. C'est pour lui offrir une nouvelle chance, parce que nous l'aimons avec son passé riche et laborieux, parce que nous lui voulons un avenir dont chaque Troyen puisse se réjouir, que nous avons choisi d'unir nos forces à celles de toutes les composantes de la gauche plurielle. Il ne s'agit pas de renier les différences qui caractérisent chaque formation, mais au contraire d'en faire un atout. Ce n'est pas en sacrifiant nos idées et nos idéaux que nous construirons la ville de demain, mais en les rendant incontournables avec des arguments solides et convaincants, et avec la participation sans doute critique de chacune et chacun d'entre vous. L'expérience montre chaque jour que le manque de débat engendre l'immobilisme dont souffrent ceux qui veulent vivre à Troyes. Or, il n'est pas dans les intentions des candidats communistes qui seront en charge d'un mandat de s'endormir satisfaits de leur victoire. La vraie victoire sera, éventuellement dans six ans, quand viendra l'heure de faire le bilan des actions promises et des actions réellement menées. Nous vous devons un bilan positif. Nous devons cette nouvelle chance à Troyes, d'y vivre bien , d'avoir le désir d'y agir, de s'y épanouir. Nous le devrons à toutes les Troyennes et tous les Troyens sans discrimination. Il y a aujourd'hui trop de terrains oubliés par l'équipe municipale en place. Alors oui, il faut réunir les dynamismes qui, s'ils diffèrent, ont malgré tout un point de convergence qui n'est pas la prise du pouvoir pour lui-même, mais la prise en compte des attentes de tous les habitants de cette ville et leur nécessaire implication dans la vie locale. Il faut remplacer le mépris de ceux qui prétendent savoir ce qui est bon pour nous, par nos propres paroles aussi diverses et parfois contradictoires qu'elles soient. J'ajouterai enfin, que parfois, cette réunion des forces ne se fait pas sans regrets, sans résistances, mais qu'il faut être convaincu qu'elle est la seule voix possible pour une action efficace, et qu'en conséquence il faut qu'elle se fasse au-delà des mots et des contrats politiciens.

Françoise Desimpel

Mardi 20 février 2001 de 10 h à 13 h

Marie-Georges Buffet

Ministre de la Jeunesse et des Sports sera à Romilly

Ministre du gouvernement de la gauche plurielle à Romilly

10 h: accueil à la permanence de la liste «Ensemble pour une nouvelle dynamique» & discussion avec les candidats et candidates

11 h \ 12 h: échange avec les jeunes organisés par les jeunes candidats de la liste. Espace Gaston Monmousseau à Romilly.

12 h \ 13 h: rencontre conviviale à la salle François Mitterrand & collation.

Bar-sur-Seine

Soirée choucroute

organisée par la section barséquanaise du PCF

Samedi 24 février à 20 H Salle polyvalente de Bar-sur-Seine suivie d'une soirée dansante

Menu : Kir, entrée, choucroute, fromage, dessert, café

Adultes : 80 F - moins de12 ans : 40 F Réservations : jusqu'au 19 février

ASSEMBLEE - DEBAT à partir de 18 HEURES

Moyen-orient

Avec les forces de gauche pacifistes

Ariel Sharon vient d’être élu sans surprise premier ministre d’Israël. Mais aussi sans élan. Ce scrutin a été marqué par une faible participation qui exprime les incertitudes de l’électorat et la défection des Arabes israëliens. Cette victoire par défaut est légitimement ressentie dans le monde comme lourde de risques de tensions, de violence, de guerre. Moins de deux ans après avoir été triomphalement élu, Ehud Barak doit céder sa place au chef de la droite la plus dure, au responsable des massacres de Sabra et de Chatila au Liban. Celui-ci est maintenant au pied du mur. Sera-t-il prisonnier de l’extrême-droite religieuse et des colons ? Tiendra-t-il sur une ligne ultra, refusant tout partage de Jérusalem, n’acceptant aucun démantèlement des colonies de peuplement installées sur le territoire de la Palestine, aucun retour des réfugiés palestiniens ? Il faudra bien pourtant que le processus de paix reprenne. Sinon, la guerre risque de s’étendre et la situation de devenir incontrôlable. Il faudra bien que les responsables israëliens mesurent la cassure qui vient de se produire dans leur pays et que la faible participation met en lumière. Défaite pour Barak, certes, cette élection n’est pas non plus une victoire pour Sharon. Elle n’ouvre de perspectives pour personne, si ce n’est de nouvelles violences, de nouvelles souffrances, pour les Palestiniens, sans aucun doute, mais aussi pour les Israëliens. il revient aux forces de la gauche pacifiste, en Israël, de reprendre l’offensive face à la politique brutale et extrémiste de Sharon. Ces forces nombreuses ont le soutien du Parti communiste français. Les douloureux problèmes de cette région du monde ne trouveront de solution durable que dans le respect des droits de chaque peuple à vivre en sécurité sur leur territoire .

Mondialisation

Rencontre du mouvement social et de la politique

Au lendemain du Forum de Porto Alegre (Brésil), auquel il a participé dans le cadre du forum international des parlementaires, Francis Wurtz, président du groupe de la Gauche unitaire européenne, porte une appréciation positive sur ce sommet social mondial. “Le fait que des milliers de gens, en particulier des jeunes, viennent se retrouver à Porto Alegre pour débattre de la façon de s’y prendre pour changer le monde, est, dans la période actuelle, quelque chose qui fait plaisir et qui est stimulant. C’était extrêmement studieux, constructif et chaleureux. On cherchait réellement des pistes alternatives. Quel que soit le caractère un peu flou, inachevé, parfois velléitaire d’un certain nombre d’interventions, le fond était très positif. On pouvait dialoguer de façon spontanée et facile avec n’importe qui, faire des rencontres, échanger des expériences, tisser des liens.” Les parlementaires ont pris un certain nombre de résolutions sur les grandes questions de la mondialisation et ont abordé les relations parfois tourmentées entre mouvement social et politique. “La caractéristique de ce forum, explique Francis Wurtz, est précisément qu’il y ait eu en son sein, et non pas en dehors, le forum des parlementaires. Celui-ci a décidé de créer un réseau parlementaire international, c’est-à-dire un suivi. Ce réseau s’engage à coordonner ses actions dans les assemblées respectives sur toute une série d’objectifs qui sont de grandes campagnes: la dette, la taxation des mouvements de capitaux, la réforme des institutions financières, la lutte contre les paradis fiscaux, la question du brevetage du vivant, les suites de la conférence de Rio sur l’environnement, les objectifs de la marche mondiale des femmes... Il y a manifestement une volonté réfléchie, élaborée, déterminée de construire quelque chose dans la durée avec le souci d’élargir le cercle des initiateurs, qui est déjà important puisque 450 parlementaires forment ce réseau. Au-delà du forum parlementaire lui-même, les discussions que nous avons pu avoir avec d’autres participants montrent que la crispation, sinon la méfiance, que l’on ressentait jusqu’à présent dans ces grandes rencontres internationales entre mouvement social et responsables politiques progressistes a beaucoup reculé. On peut même parler d’un changement qualitatif, cela est important pour des militants progressistes, et notamment les communistes. La place qu’a d’ailleurs pu se voir reconnaître notre groupe parlementaire ainsi que la délégation du Parti communiste français est symbolique de ce changement. Nous avons été définis par le forum parlementaire comme les porte-parole de l’Europe à la conférence de presse finale. De même allons-nous être associés à la coordination de ce réseau. Cela doit nous conforter dans l’idée de prendre toute la mesure des potentialités que recèle ce mouvement dont Porto Alegre est une étape importante et s’y investir de façon très résolue.”

Total Fina Elf - Danone

2000, une année en or !

En 2000, Total-Fina-Elf engrange les plus forts profits jamais réalisés par une entreprise en France. D’autres groupes, comme Danone, ne font pas mal non plus… Le groupe pétrolier a encaissé cinquante milliards de francs de bénéfices net. Une progression de 127% par rapport à 1999 ! Affichant un chiffre d’affaires en hausse de 55% ( pour atteindre le niveau faramineux des 760 milliards de francs ), Total-Fina-Elf a vu tous ses secteurs d’activité crever les plafonds: l’exploration production, dont le résultat opérationnel croît de 145%, le raffinage et la distribution (+ 205%), ainsi que la chimie (+ 34%). Le bénéfice net par action suit, sans surprise, la même courbe: + 125%. Le groupe, classé au quatrième rang mondial, a produit l’an dernier 2,12 millions de barils (+ 3%), et ses réserves d’hydrocarbures ont encore grossi pour se hisser au niveau des 10,76 milliards de barils. Quelles sont les raisons de ce résultat exceptionnel ? Le changement de taille du groupe en 2000 (pour 15%) et le contexte pétrolier exceptionnel de l’an dernier (pour 85%) expliquent l’essentiel du boom. Le groupe a tiré profit, simultanément, de la très forte hausse (58%) des prix du brut, passé de 18 dollars le baril en 1999 à 28,5 dollars en 2000, de la progression des marges de raffinage (+ 145%) et de l’appréciation du dollar (+ 16 %). Des gains qui se soldent, rappelons-le, par une perte de quelque 4000 emplois, dont 2000 en France. Pour le PDG, Thierry Desmarest, l’essentiel n’est pas là: “Nous affichons désormais des rentabilités similaires à celles de nos concurrents”. Un programme de “délestage” au sein d’Atofina (la branche chimique du groupe) est engagé, afin d’atteindre le niveau de rentabilité de 14% exigé par les actionnaires. Les centres de recherche sont particulièrement touchés, celui de Levallois (243 employés) étant carrément condamné à fermer. Dans la foulée de ces résultats, le groupe a annoncé qu’il allait ajouter “une cinquantaine de millions de francs” au milliard déjà lâché pour réparer les dommages de la catastrophe de l’Erika qui se monte à six milliards de francs, selon les associations de victimes. Rappelons que Robert Hue, au nom du Parti communiste, avait demandé aussitôt après la catastrophe que le groupe pétrolier verse trois milliards de francs aux victimes (particuliers et collectivités publiques). Cette insolente richesse s’est bâtie, l’an dernier, sur le racket à la pompe à essence. La contribution sur les bénéfices de cinq milliards de francs des groupes pétrolier décidée par le gouvernement pourrait être plus conséquente

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